ELVIS PRESLEY
TUNIS (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy a entamé mardi soir une visite en Tunisie, seconde étape après l’Algérie d’un voyage visant à établir un "partenariat" politique et économique concret avec Alger et présenter son projet d’Union méditerranéenne applaudi à Tunis.
Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et Nicolas Sarkozy ont eu mardi soir un entretien consacré aux relations franco-tunisiennes et au projet d’Union méditerranéenne proposé par M. Sarkozy, a indiqué l’agence tunisienne TAP.
L’entretien a porté sur "les excellentes relations d’amitié établies de longue date entre les deux pays, la coopération fructueuse entre la Tunisie et la France, et les perspectives de leur développement", a indiqué l’agence officielle tunisienne.
Ils ont préconisé une "intensification des contacts et de la concertation pour élever le partenariat tuniso-français aux plus hauts niveaux", a-t-on ajouté.
L’entretien a donné lieu à un "échange de vues sur les questions régionales et internationales de l’heure, en particulier, le projet de la France relatif à la création d’une Union méditerranéenne", a indiqué l’agence.
Cette union a l’ambition de rassembler les pays du pourtour méditerranéen, comme la Turquie, qui, selon M. Sarkozy, n’ont pas vocation à intégrer l’Union européenne mais à avoir avec l’Europe des liens privilégiés.
Le Maroc appuie "fortement" le projet du président français de créer une Union méditerranéenne, selon le ministre délégué aux Affaires Etrangères, Taïeb Fassi Firhi. "C’est une exigence et un besoin", a-t-il déclaré.
M. Sarkozy venait d’Alger où il a effectué mardi une visite éclair avec la volonté d’établir un "partenariat" politique et économique concret avec l’Algérie, notamment énergétique, débarrassé du poids de l’histoire tumultueuse entre les deux pays.
L’Algérie et la Tunisie sont les deux étapes de son premier déplacement hors d’Europe depuis son accession à l’Elysée le 16 mai, signe de la priorité qu’il donne aux relations de la France avec ses voisins du sud de la Méditerranée.
Sa visite en Algérie n’a pas débouché sur des résultats concrets, sinon l’annonce d’une nouvelle visite, d’Etat cette fois-ci, en novembre, avec la promesse de produire des "résultats concrets et tangibles", a dit M. Sarkozy lors d’un point de presse, au côté du président algérien Abdelaziz Bouteflika.
Dans une interview publiée mardi dans les quotidiens algériens El Watan et El Khabar, il a affirmé qu’"on peut faire l’amitié sans un traité d’amitié". "Ce qui importe surtout c’est de donner au partenariat un contenu concret", a-t-il ajouté, alors qu’un projet de "traité d’amitié" a été discrètement enterré par les Algériens.
Accompagné du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et de la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme Rama Yade, M. Sarkozy avait été accueilli en fin de matinée à l’aéroport d’Alger par M. Bouteflika.
Après la cérémonie officielle, les deux présidents ont eu un tête-à-tête, suivi d’entretiens élargis aux deux délégations avant un déjeuner de travail.
"Le président Bouteflika m’a fait part de la volonté de l’Algérie de préparer l’après-hydrocarbures et d’être considéré comme un partenaire économique" de la France, a déclaré M. Sarkozy, soulignant "la volonté de la France de coopérer avec l’Algérie en matière d’énergie", citant le gaz et l’énergie nucléaire.
Alors qu’Alger demande à la France de reconnaître les "crimes" commis durant les 132 ans de la colonisation, M. Sarkozy a refusé une nouvelle fois le "repentir"."Je viens ici ni pour blesser ni pour m’excuser", a-t-il lancé ajoutant: "C’est l’histoire, c’est le passé, maintenant construisons l’avenir."
Il a également annoncé son objectif d’organiser au "premier trimestre 2008" une rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement des pays riverains de la Méditerranée "qui donnerait corps au projet d’Union de la Méditerranée".
Alger est restée, jusqu’à présent, très prudente sur ce projet.
Dans un entretien publié mardi par le quotidien tunisien La Presse, M. Sarkozy a noté que le président Ben Ali s’est montré "particulièrement intéressé" et attribué à la Tunisie "un rôle déterminant à jouer dans la construction de cette union".
M. Sarkozy doit quitter Tunis mercredi à 08H30 GMT pour Paris
CHICAGO (AFP) - Un conducteur ivre est rentré chez lui avec le corps d’un homme incrusté dans son pare-brise et a attendu six heures après l’accident avant d’alerter la police, a annoncé mardi la police.
La police n’a pas précisé si la victime est morte au moment de l’impact ou au cours des heures passées dans le garage du conducteur de 41 ans dans la ville de Green Bay, dans le Wisconsin (nord).
Elle n’a pas été non plus en mesure d’expliquer ce qu’a fait le conducteur ivre entre le moment où il a renversé deux personnes qui se promenaient dimanche soir vers minuit et le moment où il a appelé la police lundi matin pour dire qu’il pensait avoir été impliqué dans un accident de circulation.
La victime âgée de cinquante ans était toujours coincée dans le pare-brise à l’arrivée de la police. Sa mort a été prononcée sur les lieux.
La femme de 41 ans avec laquelle l’homme se promenait dimanche soir a été découverte rapidement et emmenée à l’hôpital peu de temps après l’accident. Elle se trouvait toujours dans un état critique mardi, selon la police.
Steven Warrichaiet a été arrêté pour conduite en état d’ivresse, délit de fuite après un accident ayant entraîné la mort et dissimulation de cadavre.
TOKYO (AFP) - Plusieurs enveloppes contenant des billets de banque accompagnés d’un mot joliment tourné exhortant à accomplir de bonnes actions ont été retrouvées ces derniers jours dans des toilettes publiques à travers le Japon, ont indiqué les autorités locales.
Les neuf premières enveloppes, contenant chacune 10.000 yens (60 euros), ont été découvertes dans les toilettes pour hommes de la mairie de Kawaguchi, au nord de Tokyo. Elles étaient accompagnées d’une lettre anonyme affirmant, en caractères japonais calligraphiés au pinceau et d’inspiration bouddhique: "Sachez faire fructifier l’héritage de 10.000 yens ci-joint pour instruire votre édification personnelle". "S’il vous plaît, engagez-vous avec un coeur généreux dans toute sorte de bonnes actions. Puissiez-vous être serein".
D’autres enveloppes, contenant 90.000 yens au total, ont par la suite été découvertes dans les WC de deux autres WC publics de la préfecture d’Akita, à environ 400 kilomètres au nord de Kawaguchi.
On ignore si un certain nombre de ces enveloppes ont été empochées sans rien dire mais, dans la plus pure tradition nippone, un total de 270.000 yens ont été rapportés au commissariat par des usagers des toilettes honnêtes. L’argent n’a toutefois pas été réclamé.
PARIS (AFP) - Une femme sans domicile fixe prise en charge vendredi dernier par la Brigade d’assistance aux personnes sans abri (Bapsa) dans le XVe arrondissement de Paris possédait plusieurs milliers d’euros en pièces et billets gardés dans des sacs auprès d’elle, a-t-on appris mardi de source policière confirmant une information d’Europe 1.
Vendredi les fonctionnaires de la Bapsa prenaient en charge une femme âgée "de 65 à 70 ans", selon le responsable de la Bapsa, rue Linois (XV) où elle était installée depuis au moins 10 ans entre un établissement de restauration rapide et un bâtiment en cours de rénovation.
Se trouvant à proximité d’une paroi de ce bâtiment contenant de l’amiante elle a accepté "avec difficultés", selon le responsable, d’être prise en charge pour être conduite au Centre d’hébergement et d’assistance aux personnes sans abri (Chapsa) de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Elle avait autour d’elle plusieurs sacs poubelle ainsi que des valises et des poubelles de la ville de Paris, le tout représentant un poids important obligeant les agents de la Bapsa à demander des renforts pour les évacuer.
Lundi les fonctionnaires ont commencé le recensement des effets de la femme et mardi soir, après avoir compté les pièces de monnaie contenues dans trois des sacs ils étaient déjà arrivés à un total de plus de 20.000 euros.
Selon le responsable de la Bapsa le total des pièces et des billets qu’elle possédait devrait atteindre "les 35 à 40.000 euros".