Ligue des champions: Lyon à quitte ou double, Barcelone pour l’exploit

PARIS (AFP) - Contraint à un nul à l’aller (0-0) qui laisse toutes les options ouvertes, Lyon joue gros face à l’AS Rome, mardi en 8e de finale retour de la Ligue des champions, alors que Barcelone, battu au Camp Nou, doit inscrire au moins deux buts à Liverpool pour pouvoir continuer à défendre son titre.

L’Inter Milan, autre favori de l’épreuve, est également en grand danger à l’heure de se rendre à Valence qui a fait le plus dur en marquant à deux reprises à San Siro (2-2).

Lyon - AS Rome (ITA). Les quintuples champions de France, qui rêvent tout haut de devenir le deuxième club français à soulever la +Coupe aux grandes oreilles+ (après Marseille en 1993), ne se sont pas facilité la tâche en ramenant un résultat mitigé (0-0) du stade Olympique et sont désormais à la merci d’un but romain à Gerland. Le rusé Totti, arme fatale de la Roma reconverti en buteur cette saison (meilleur canonnier du Calcio avec 16 buts), est à surveiller de très près par la défense rhodanienne. Mais la clé d’une qualification pour les quarts de finale, la quatrième en quatre éditions, reste la capacité des Lyonnais à briser le verrou italien. L’OL s’est, en tout cas, bien préparé à cette perspective en s’imposant largement à Saint-Etienne (3-1), samedi en championnat.

Liverpool (ENG) - FC Barcelone (ESP). Dominé il y a deux semaines dans son antre du Camp Nou (2-1), le tenant du trophée a sérieusement hypothéqué la suite de son parcours en Ligue des champions. Même s’il se remet tout doucement des séquelles de l’affaire Eto’o, le Barça reste une bête blessée comme l’a démontré sa défaite dans le choc de la Liga face au FC Séville (1-2), samedi. Le Camerounais, qui n’a plus joué en C1 depuis le 27 septembre et qui a enterré la hache de guerre avec Ronaldinho et son entraîneur Frank Rijkaard, devrait logiquement retrouver une place de titulaire à la pointe de l’attaque, entouré du prodige brésilien et de Messi. Pour s’imposer à Anfield, l’équipe catalane pourra toujours prendre exemple sur Manchester United, vainqueur 1-0 des Reds sur leur pelouse samedi. Mais pour se qualifier, il devra forcer deux fois le coffre-fort rouge.

Chelsea (ENG) - FC Porto (POR). Les retrouvailles de José Mourinho avec son ancien club de Porto se sont plutôt bien passées il y a deux semaines (1-1), Chelsea étant en ballottage favorable avec le but inscrit au stade du Dragao par Shevchenko. Même sans son capitaine John Terry, victime d’un coup de pied en pleine figure lors de la finale de la Coupe de la League, le 25 février, les Blues sont suffisamment bien armés pour passer l’obstacle portugais. Surtout avec un Didier Drogba tout juste sacré meilleur joueur africain 2006 et auteur de son 18e but en championnat, le 29e toutes compétitions confondues, samedi contre Portsmouth (2-0).

Valence (ESP) - Inter Milan (ITA). Leaders incontestés de la Serie A, l’Inter et son effectif de stars pensaient pouvoir jouer les premiers rôles en Ligue des champions. Mais le résultat du match aller (2-2) a compromis ce rêve. Et l’absence de Vieira, blessé à la cuisse droite, ajouté à l’incertitude concernant Cambiasso, touché à la jambe droite, compliquent la tâche de Mancini pour composer son milieu de terrain. Le technicien nerazzurro pourra toujours se consoler en se rappelant l’exploit de l’Inter, vainqueur 5-1 à Mestalla lors de la phase de poule de l’édition 2004-2005.

Le programme de mardi (tous les matches à 19h45 GMT):

  Aller
Lyon (FRA) - AS Rome (ITA) 0-0
Liverpool (ENG) - FC Barcelone (ESP) 2-1
Chelsea (ENG) - FC Porto (POR 1-1
Valence (ESP) - Inter Milan (ITA) 2-2

Après cinq semaines, son hoquet cesse enfin

 

SAINT-PETERSBURG, Floride (AP) - Enfin! Après cinq semaines de crise, le hoquet d’une adolescente de Floride a enfin cessé.

Après avoir tenté toutes sortes de traitements et attiré l’attention du pays, Jennifer Mee a confié qu’elle avait cessé de hoqueter soudainement vers 17h (22hGMT) mercredi.

Personne ne sait précisément pour quelles raisons elle peut enfin respirer. Cette semaine, la jeune fille âgée de 15 ans a consulté un spécialiste des maladies infectieuses, un neurologue, un chiropracteur, un hypnotiseur et un acupuncteur.

Jeudi, elle a avoué se sentir un peu malade. "Mon nez me brûle et ma gorge me fait mal", a-t-elle raconté au "Saint-Petersburg Times". Mais elle se sent beaucoup mieux que ces dernières semaines.

Sa mère avait appelé le journal il y a deux semaines pour tenter de trouver une aide pour sa fille, qui hoquetait à raison de… 50 fois par minute depuis le 23 janvier.

Selon l’Institut américain de la Santé (NIH), le hoquet peut être provoqué par toute une série de raisons allant d’un plat trop épicé à un situation de stress. La crise peut aussi démarrer sans aucune raison. Le hoquet est causé par des contractions involontaires du diaphragme qui provoquent à leur tour la fermeture brève des cordes vocales, ce qui donne ce son si particulier.

Un homme qui a perdu 3 filles dans le tsunami papa de…triplées

BANDA ACEH, Indonésie (Reuters) - Une Indonésienne dont le mari a perdu ses trois filles dans le tsunami de 2004 a donné naissance à des triplées qui sont en bonne santé, ont fait savoir vendredi des médecins.

Darmi, le père des triplées, a perdu son épouse et ses trois filles quand la vague géante s’est abattue sur les côtes de la province d’Aceh, sur l’île de Sumatra.

"Je suis très reconnaissant. Dieu m’a rendu les enfants que j’avais perdues dans le tsunami", a déclaré Darmi, qui s’est remarié après la tragédie.

Dans un premier temps, a-t-il dit, les médecins ont pensé que son épouse pourrait avoir à subir une césarienne mais finalement les petites filles ont pu naître par voie normale.

"Après la naissance de mes triplées, tous mes soucis se sont envolés et se sont transformés en bonheur", a déclaré ce fonctionnaire de 43 ans.

Selon Asma Sulaiman, la sage-femme, la mère, Maryati, 29 ans, est elle aussi en bonne santé.

Le tsunami de 2004 qui a frappé le pourtour de l’océan Indien a fait 170.000 morts dans la province d’Aceh et un demi-million de sans-abri.

Eric Clémenceau, Joost: «Notre plate-forme peer-to-peer sera lancée en mai»

Accessible en version bêta, la plate-forme de diffusion vidéo fait l’objet de toutes les attentions. Sans doute parce que ses créateurs sont les pères de Skype et Kazaa. Éric Clémenceau, son directeur commercial Europe, détaille son modèle économique et ses ambitions en Europe à ZDNet.fr. Stratégie

Gros succès d’Éric Clémenceau sur le salon Adtech (6 et 7 mars au Palais des congrès), dédié au marketing interactif. Le directeur commercial de Joost, la plate-forme de diffusion vidéo en peer-to-peer, s’y exprimait officellement sur le service et le modèle de la société. Jusqu’à présent seuls quelques dizaines de milliers de bêta-testeurs ont pu accéder à la plate-forme.

Joost accumule les accords de contenus, le dernier en date avec Viacom, et se prépare à tester son offre publicitaire dans les semaines à venir. Pour ZDNet.fr, Éric Clémenceau revient sur le modèle économique, les cibles et les ambitions de la plate-forme en Europe.

ZDNet.fr - Concrètement, c’est quoi Joost?
Éric Clémenceau - L’idée est de prendre toutes les qualités de la télévision, c’est-à-dire des images plein écran et des contenus de qualité (des séries, des programmes de flux, des films…), et de les combiner avec celles de l’internet, qui permet d’interagir avec ces programmes, avec le confort de la vidéo à la demande, c’est-à-dire de les arrêter lorsque l’on souhaite, de les revoir plus tard.

Avec quels fournisseurs de contenus allez-vous passer des accords?
Nous sommes ouverts à tous. Nous signons tout d’abord des accords avec des chaînes de télévision, qui ont compris, pour certaines, que [Joost] était le futur de la télévision. Certaines veulent commencer à thématiser une partie de leur programmes en faisant des tentatives sur Joost, notamment en créant des chaînes extrêmement thématisées. Ensuite, nous signons avec les propriétaires de contenus, en priorité les grands studios de cinéma (Viacom Paramount), pour des contenus directs, des films, des séries.

Et puis de l’autre côté, nous nous intéressons à tous les nouveaux entrants, comme les producteurs qui ont envie de s’affranchir des chaînes de télévision et de continuer à faire vivre leurs contenus ailleurs que sur une télévision hertzienne, comme Endemol. Enfin on peut envisager l’arrivée de chaînes BtoB ou à but publicitaire: on peut imaginer demain une grande marque de cosmétique qui créerait sa chaîne à son nom (ou pas), ou qui se débrouillerait pour avoir des contenus qui correspondent à son type de produits ou de cible.

Verra-t-on des vidéos mises en ligne par les internautes eux-mêmes?
Il y a deux problèmes avec ce type de contenus. D’une part, les problèmes de droit qui sont nombreux. D’autre part, il est très difficile de les rendre intéressants en termes financier car très peu d’annonceurs veulent apparaître à côté de ces contenus s’ils sont piratés. Donc non, vous ne pourrez pas mettre la vidéo de vos dernières vacances à la neige sur Joost.

Ecoutez l’intégralité de l’interview d’Eric Clemenceau en utilisant le lecteur en début d’article.


Pour en savoir plus :
BitTorrent ouvre sa plate-forme de téléchargement payant
La plate-forme vidéo Joost séduit le propriétaire de MTV
La BBC va diffuser ses contenus sur YouTube
Peer-to-peer: le gouvernement précise les sanctions à appliquer
Seuls 15% des fichiers téléchargés en France sont payés

Les archives nazies évoquent l’horreur des “marches de la mort”

 

BAD AROLSEN, Allemagne (AP) - A l’hiver 1944-45, les nazis vidèrent les camps de la mort, embarquant leurs prisonniers dans des "marches de la mort" qui firent des dizaines de milliers de victimes. Les archives de Bad Arolsen, dont les modalités d’ouverture doivent être décidées cette semaine, retracent entre autres cet épisode tragique.

"Le camp doit être évacué immédiatement. Aucun prisonnier ne doit tomber vivant entre les mains de l’ennemi". L’ordre manuscrit, daté du 14 avril 1945, est signé du chef de la Gestapo Heinrich Himmler et fait apparemment référence à Dachau.

Ce document et des millions d’autres sont conservés dans les archives de Bad Arolsen, en Allemagne, fonds géré par le Service international de recherches (SIR), branche du Comité international de la Croix-Rouge. Les 11 pays qui dirigent le SIR se réunissent mercredi et jeudi à La Haye pour discuter des conditions de leur ouverture aux chercheurs. L’Associated Press a reçu l’autorisation d’examiner des dossiers, inaccessibles au grand public depuis une soixantaine d’années.

Les archives offrent notamment une vision unique des "marches de la mort": détenus marchant en colonne ou entassés dans des trains, contraints d’avancer jusqu’à trois jours d’affilée dans le froid glacial sans rien à manger qu’un morceau de pain, villageois témoins, peut-être pour la première fois, de la barbarie nazie…

Partis des camps, des dizaines de colonnes d’hommes et de femmes émaciés, dans leur tenue rayée, ont ainsi traversé des villes et villages en territoire polonais, tchèque et allemand, les SS tuant les plus faibles qui ne pouvaient plus marché.

Parmi les documents, figurent des centaines de questionnaires destinés aux maires de villes allemandes, demandant combien de ces détenus étaient passés dans leur commune, et combien y étaient morts. On trouve également des déclarations de survivants et de témoins.

"Un prisonnier a sorti une tasse et a mendié de l’eau du regard", rapporte ainsi une femme. Lorsqu’elle lui a apporté de quoi boire, "un garde m’a pris la tasse et me l’a jetée au visage."

Les archives de Bad Arolsen contiennent des documents sur la mort, l’esclavage ou l’oppression de 17,5 millions de juifs, Roms et autres victimes des nazis. L’an dernier, les 11 pays en charge du SIR (Allemagne, Belgique, Israël, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Grèce, Luxembourg, Italie, Pays-Bas, Pologne) ont accepté d’autoriser les chercheurs à examiner les 30 à 50 millions de pages stockées dans six bâtiments. Mais la décision doit encore être entérinée au terme d’une longue procédure.

Les archives étaient jusqu’ici utilisées essentiellement pour rechercher des personnes disparues durant la Seconde Guerre mondiale et étayer des demandes d’indemnisation.

L’ordre d’Himmler d’évacuer Dachau est intervenu trois jours après la libération de Buchenwald, l’un des plus grands camps nazis, par les forces américaines. Une semaine auparavant, un télégramme de Richard Glucks, chef des inspecteurs SS des camps, avait ordonné le transfert de 20.000 prisonniers de Buchenwald vers Dachau et Flossenburg, notant que les autres camps étaient déjà "surchargés".

Lorsque Dachau a reçu l’ordre d’évacuation, la plupart des voies de communication étaient déjà bloquées et seulement 7.000 prisonniers sont partis, plus de 30.000 restant au camp, libéré le 29 avril.

A l’hiver 1944-45, les nazis ont commencé à vider les camps et à détruire leurs archives, en partie pour dissimuler leurs crimes, souligne Daniel Blatman, de l’université hébraïque de Jérusalem.

Espérant encore éviter une défaite totale ou négocier un accord avec les Alliés, les Nazis voulaient également conserver une réserve de travailleurs forcés et garder les détenus enfermés. "C’était idéologique. Ces prisonniers étaient considérés comme des sous-hommes ne pouvant s’intégrer dans la société", explique M. Blatman.

L’une des plus grandes évacuations a eu lieu en janvier 45, au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, où on estime que 60.000 prisonniers ont été rassemblés en groupes de plusieurs milliers personnes. Au total, les archives documentent 74 "marches de la mort".

Une carte retrace l’itinéraire de 3.000 juifs de Hongrie, France, Pologne et Allemagne, partis de Birkenau le 18 janvier 1945. Un calvaire de 500 kilomètres jusqu’à Geppersdorf dans l’actuelle République tchèque. A Mikolai, 56 kilomètres après le départ, 300 à 400 de ces détenus ont été "probablement tués", selon le document, qui ne précise pas comment. Seuls 280 arrivèrent vivants à destination, près de trois mois plus tard.

Selon le mémorial Yad Vashem en Israël, qui possède des microfilms de certains documents de Bad Arolsen, les "marches de la mort" ont fait 200.000 à 250.000 victimes, exécutées ou mortes de faim, de froid et de maladie. AP

Dix mille personnes manifestent à Toulouse contre le plan Airbus

par Nicolas Fichot (avec Rodolphe Landais à Saint-Nazaire et Olivier Guillemain à Méaulte)

TOULOUSE (Reuters) - Plus de 10.000 salariés d’Airbus et d’entreprises sous-traitantes ont manifesté dans les rues de Toulouse pour dénoncer le plan de restructuration "Power 8" annoncé la semaine dernière par le constructeur aéronautique.

Des manifestations similaires, les premières par leur ampleur dans l’histoire de l’avionneur européen, ont eu lieu à Méaulte, dans la Somme, ainsi qu’à Saint-Nazaire et Nantes, en Loire-Atlantique, autres sites concernés par le plan de restructuration, qui prévoit 10.000 suppressions d’emplois dans le monde en quatre ans, dont 4.300 en France.

Le défilé, auquel participaient de 10.000 à 12.000 personnes selon la police et les organisateurs, entrait dans le cadre d’une journée d’action organisée par les syndicats, avec arrêt de travail de 09h30 à 14h00.

"Non à Power Hate", lisait-on sur une banderole, slogan repris de la voix par les manifestants, allusion au chiffre eight, huit en anglais, et au mot haine.

Plusieurs élus de la région Midi-Pyrénées ont participé à cette manifestation dont le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (UMP), et le président de la région, Martin Malvy (PS).

Les salariés des entreprises sous-traitantes étaient en queue du défilé, notamment les entreprises Microturbo, Alcatel-Lucent, Labinal ou Ratier-Figeac ainsi que des retraités d’Airbus.

"ATTITUDE ALLEMANDE INDÉCENTE"

Deux candidats à l’élection présidentielle, José Bové (altermondialiste) et Olivier Besancenot (LCR), étaient présents. "Ma présence dans ce défilé remplace les paroles et les promesses des autres candidats. Nous demandons que Lagardère rende les fonds pris à l’Etat et que ce dernier assume son rôle", a déclaré à Reuters Olivier Besancenot.

"Les actionnaires d’Airbus sont les vrais responsables de cette gabegie. L’Etat doit réinjecter de l’argent dans Airbus mais pas pour s’en aller du capital ensuite", a dit José Bové.

"Le savoir-faire d’Airbus est né à Toulouse et doit y rester. Il faut le dire haut et fort face à une attitude allemande que je trouve indécente. Il faut aider et soutenir (le président d’Airbus) Louis Gallois", a lancé pour sa part Claude Terrazzoni, ancien dirigeant d’Aérospatiale et actuel président de la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse.

Les secrétaires généraux des cinq grandes fédérations syndicales, Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO), Jacques Voisin (CFTC) et Bernard Van Creynest (CFE-CGC) participaient au défilé.

A Méaulte (Somme), environ 1.500 personnes, selon la gendarmerie, ont défilé sous une pluie battante. Spécialisé dans la construction des pointes avant des avions d’Airbus, le site de Méaulte, qui emploie 1.200 personnes, n’est pas concerné par une éventuelle fermeture ou une cession mais les syndicats s’inquiètent de la décision de la direction d’associer "des partenaires industriels" au site picard.

"Nous voulons rester Airbus", "Non, non, non à une cession", scandaient les manifestants.

Près de 3.000 personnes ont manifesté à Saint-Nazaire et un millier à Nantes. Airbus compte 2.000 salariés à Nantes et 2.400 à Saint-Nazaire sur deux sites. Outre la suppression de 150 emplois à Nantes, 175 à Saint Nazaire et autant dans la sous-traitance, "Power 8" prévoit la vente à un sous-traitant de l’un des sites de Saint-Nazaire qui compte 850 personnes.

"CONVERSION TARDIVE"

Dans cette ville industrielle qui abrite le chantier naval Aker Yards, dont quelques salariés s’étaient joints au cortège, Marie Georges Buffet a réitéré son souhait de voir le groupe Airbus entrer à 100 % dans la sphère publique.

"Je vois la conversion tardive de la droite à l’idée d’une montée en puissance de l’État dans le capital d’Airbus, alors que (Nicolas) Sarkozy y était hostile il y a encore deux jours. Cela ne doit pas tromper les électeurs, nous seuls tiendrons cet engagement", a déclaré la candidate du PCF à la présidentielle.

Une politisation du dossier relayée par Christian Duval, le responsable local de la CGT. "Nous savons trop bien ici à Saint-Nazaire, avec ce qui s’est passé aux Chantiers de l’Atlantique lors de la construction de certains paquebots, ce qu’est une sous-traitance ‘exotique’ venue des pays de l’Est où d’Asie pour abaisser les coûts salariaux et sociaux", a-t-il dit.

A Nantes, où le site est moins affecté par le plan de restructuration que ceux de Saint-Nazaire, les organisations syndicales, de nombreux salariés du privé avaient intégré le cortège, parmi lesquels ceux d’Alcatel-Lucent qui a annoncé la suppression de 600 postes sur son site nantais.

"Alcatel-Airbus, non aux licenciements boursiers", pouvait-on lire sur une banderole.

"L’unité a été faite autour de cette action en un temps record ce qui démontre l’ampleur du refus de Power 8", s’est félicité Patrick Hebert, responsable départemental de Force ouvrière.

La détresse des soldats américains

 

Selon un rapport de l’American Psychological association, plus d’un soldat sur trois déployé en Irak souffrirait de troubles mentaux. Et à peine la moitié d’entre eux cherchent de l’aide… Par crainte d’une forme de stigmatisation ?

A en croire les auteurs du rapport, le fait de souffrir d’un trouble mental peut être mal perçu par la hiérarchie. Quant à ceux qui ont besoin de soins et qui en demandent, ils se heurtent au manque de personnel qualifié. Dans l’armée de terre et la marine américaines, près de 4 postes de psychologues sur 10 ne sont pas pourvus !

Et sur place, médecins et infirmières semblent pour le moins désabusés. Un tiers se dit victimes de surmenage et 27% avouent manquer de motivation. Autre problème pointé par le rapport, le manque d’attention accordée aux vétérans, insuffisamment accompagnés dans la transition vers la vie civile.

Les enfants également sont affectés par le déploiement des soldats. Plus de 700 000 petits Américains ont au moins un parent mobilisé en Irak. Et comme le souligne le Pr Michelle D. Sherman de l’APA, « le fait de savoir qu’un de ses parents fait actuellement la guerre à l’autre bout de la planète peut être vécu comme un des événements les plus stressants qu’un enfant puisse vivre ».

Source : American Psychological Association, février 2007

TPI: ouverture du procès de l’ancien Premier ministre du Kosovo Haradinaj

LA HAYE (AFP) - Le procureur du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie a décrit lundi l’ex-Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj comme un "gangster" et un "chef de guerre", auteur de crimes "laids, cruels et violents", à l’ouverture de son procès où il comparaît avec deux coaccusés.

"Les trois hommes qui paraissent devant vous sont accusés de crimes, des crimes laids, cruels et violents", a déclaré le procureur Carla Del Ponte lors de sa déclaration d’ouverture, estimant que "les trois accusés étaient des gangsters en uniforme, en possession du pouvoir… une combinaison mortelle pour les victimes".

 

"Ne doutez pas que ce chef de guerre, son lieutenant et son geôlier ont du sang sur les mains", a encore dit Mme Del Ponte.

 

Selon son avocat Ben Emmerson, en revanche, Ramush Haradinaj "a livré une guerre honorable, il a ciblé des combattants et non des civils".

 

Haradinaj, 38 ans, un ex-commandant de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) considéré comme un héros par de nombreux Kosovars, est le plus haut responsable albanais du Kosovo jamais poursuivi par le TPI.

 

Après le conflit, il est devenu le président d’un parti politique, l’Alliance pour l’avenir du Kosovo (AAK).

 

Il est inculpé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour des persécutions, meurtres, tortures et viols commis contre des Serbes et des Albanais considérés comme collaborateurs des autorités serbes alors qu’il dirigeait l’UCK en 1998 et 1999.

 

Son procès, où comparaissent aussi son oncle Lahi Brahimaj (37 ans) et Idriz Balaj (35 ans) n’est que le deuxième contre des Albanais du Kosovo devant le TPI. Ils plaident non coupable.

 

Pendant le conflit du Kosovo (1998-99), ses deux coaccusés Balaj et Brahimaj étaient des officiers de haut rang dans l’UCK, qui combattait contre les forces de Belgrade.

 

Selon l’accusation, Brahimaj était le lieutenant de Haradinaj, alors que Balaj, qui contrôlait différents centres de détention, était son geôlier.

 

Les trois hommes sont accusés d’entreprise criminelle en commun visant à chasser des régions sous leur contrôle les civils serbes et tous ceux qui passaient pour des collaborateurs des Serbes ou des opposants à l’UCK.

 

Haradinaj a été inculpé en 2005 par le TPI, alors qu’il était Premier ministre de la province serbe à majorité albanaise.

 

Après avoir démissionné, il s’est livré au TPI puis a été autorisé à regagner le Kosovo dans l’attente de son procès, et a repris les rênes de son parti, qui appartient à la coalition dirigeant actuellement cette province sous administration de l’ONU.

 

Sa libération provisoire a été perçue comme une manoeuvre pour assurer la stabilité au Kosovo à la veille du difficile processus devant établir le statut final de cette province, où la population albanaise réclame l’indépendance alors que la Serbie répète qu’elle ne l’acceptera jamais.

 

"Ce procès couvre des crimes commis au Kosovo en 1998, mais il se déroule alors que des négociations historiques ont lieu pour décider de l’avenir du Kosovo. Les audiences n’ont aucun lien avec d’autres événements diplomatiques", a souligné Mme Del Ponte.

 

Selon la défense, "le Kosovo est proche de l’indépendance et c’est là une situation reconnue. Le processus s’est déroulé en l’absence de l’un des hommes politiques les plus influents du Kosovo".

 

Province serbe, le Kosovo est dirigé depuis 1999 par les Nations Unies, à l’issue d’une campagne de bombardements de l’Otan qui a mis un terme aux combats entre les forces de Belgrade et l’UCK.

Le corps d’un enfant de trois ans retrouvé près de Valence

LYON (Reuters) - Le corps d’un enfant a été retrouvé près du barrage électrique de Logis-Neuf, au nord de Montélimar, et les autorités judiciaires n’excluent pas que ce soit le corps du petit Julien, disparu fin janvier à Bourg-lès-Valence.

"Il y a de très fortes chances pour que ce soit le corps de l’enfant. Le corps est bien celui d’un enfant de trois ans. Pour en être sûr, il sera autopsié mercredi", a déclaré à Reuters le procureur de la République, Jean-Pierre Nahon, qui devait se rendre sur place dans la soirée.

Le corps a été retrouvé sur le Rhône, en aval de la ville de Valence (Drôme). Le petit Julien a disparu le 29 janvier de l’appartement familial à Bourg-lès-Valence, à côté de Valence.

Eric Zemia, beau-père du petit Julien et compagnon de sa mère, mis en garde à vue après la disparition de l’enfant, s’était suicidé deux jours plus tard, quelques heures après la fin de son interrogatoire. Il s’était déclaré innocent.