Allemagne: ils tentent la “belle” mais restent coincés dans les barbelés

BERLIN (AFP) - Trois détenus allemands se sont blessés dimanche, dont deux grièvement, en se coinçant dans des fils de fer barbelés lors d’une spectaculaire tentative d’évasion manquée à Bochum (ouest), a indiqué la direction de la prison.

Les détenus, tous condamnés à des peines de plusieurs années, ont profité de l’heure de promenade pour franchir une clôture, puis tenter d’escalader le mur d’enceinte de l’établissement pénitentiaire.

 

Mais ils sont restés coincés dans les barbelés, d’où ils n’ont pu être délogés que par les pompiers. L’un d’entre eux a ainsi été secouru alors qu’il était suspendu dans le vide, du haut du mur extérieur.

 

"Il n’y a jamais eu de danger qu’ils puissent réussir à s’évader", a assuré le directeur de la prison de Bochum, Henning Köster.

Une vieille dame indemne après être passée sous un train au Portugal

LISBONNE (AFP) - Une femme de 77 ans s’en est sortie sans une égratignure après être passée sous un train au Portugal, a rapporté lundi le quotidien Jornal de Noticias.

Maria Delores Ramos a glissé en tentant de traverser la voie ferrée près de sa maison, dans le village de Barroselas (nord du Portugal), et n’a pas réussi à se relever en raison de l’arthrite dont elle souffre.

 

Elle s’est alors assise au milieu de la voie, attendant que quelqu’un passe, mais, voyant un train approcher, elle s’est finalement allongée après avoir adressé en vain des signes frénétiques au conducteur, a-t-elle expliqué au journal. "J’ai commencé à prier et à demander pardon à Dieu pour mes péchés. Mais quand j’ai vu que le train commençait à me passer au-dessus sans me toucher, j’ai réalisé que j’étais saine et sauve. Et j’ai survécu".

 

Le train s’est finalement arrêté au bout de quelques mètres et le conducteur est venu aider la vieille dame, mère de sept enfants, à s’extraire de sous un des wagons. "D’autres gens sont vite arrivés et m’ont relevée, ils ont voulu me soutenir mais je leur ai dit que je n’avais pas besoin de leur aide et que je pouvais me tenir debout toute seule", a-t-elle dit, concluant: "Je peux me vanter d’avoir survécu après être passée sous un train".

Querelle de retraités amoureux… à la hache et au pistolet

BELGRADE (Reuters) - Une vingtaine de policiers serbes ont dû intervenir pour séparer deux septuagénaires qui se disputaient les faveurs de la même femme, l’un armé d’une hache, l’autre d’un pistolet, a rapporté lundi la presse locale.

L’élue de leurs coeurs, Zivkica Jankovic, âgée de 52 ans, était amoureuse de Radivoje Sinadinovic, 77 ans, avant que son voisin Ljubisa Petkovic, 78 ans, ne la séduise en se vantant du montant de sa pension, a raconté Sinadinovic, habitant de Leskovac, dans le sud du pays.

"Nous avions prévu de nous marier", a-t-il dit. "Mais Ljubisa lui a acheté de l’eau-de-vie de prune et s’est vanté de l’importance de sa retraite et ça lui a fait tourner la tête. Elle s’en est allée et n’est pas revenue."

Sinadinovic s’est rendu samedi chez Petkovic armé d’un pistolet et y a trouvé son ex-compagne. Il a commencé à la frapper, Petkovic s’est saisi d’une hache et s’est jeté dans la bagarre. Jankovic a été blessée par un coup de feu accidentel.

Günter Verheugen enfile un bleu de travail dans une PME allemande

RIETZ (AFP) - Le commissaire européen à l’Industrie,Günter Verheugen , a enfilé lundi un bleu de travail dans une PME allemande de métallurgie, afin d’inciter les fonctionnaires européens à effectuer des "stages" dans les entreprises et se rapprocher ainsi du terrain.

Pour l’occasion, M. Verheugen s’est rendu dans une petite entreprise de construction mécanique implantée à Rietz, une bourgade de l’ex-RDA à 50 kilomètres à l’ouest de Berlin.

 

Son vêtement de travail dûment équipé d’un badge blanc portant l’inscription "G. Verheugen", le commissaire a manié le tournevis électrique et s’est fait expliquer les différentes manipulations par les salariés de la PME.

 

"Je ne peux pas demander à mes fonctionnaires quelque chose que je ne suis pas prêt à faire moi-même", a expliqué le responsable, qui veut inciter 350 collaborateurs de la direction générale "entreprises" de la Commission à effectuer des stages d’une semaine dans les PME de l’Union "pour mieux comprendre leurs problèmes".

 

Le patron de la PME visitée, Klaus Windeck, s’est montré indulgent face aux performances de son stagiaire d’un jour. "Il ne passera certes pas son examen professionnel, mais au moins il a montré son intérêt, c’est le plus important", a-t-il commenté.

Une facture d’eau de 32.000 euros

NANCY (AFP) - Une couple de Richardménil (Meurthe-et-Moselle) a reçu peu avant Noël une facture d’eau de près de 32.000 euros, a raconté lundi le chef de famille.

"Nous avons eu la délicate surprise de recevoir cette facture juste avant les fêtes de fin d’année", se souvient Florian Serpoix, un commercial de 35 ans. "Tout le monde nous dit que 32.000 euros d’eau, ce n’est pas possible. Et pourtant si", peste-t-il.

 

La facture correspond à une consommation de 6.585 mètres cubes d’eau en un an, quand une famille avec un enfant en utilise en moyenne de 80 à 100 mètres cubes.

 

"Les Serpoix ont consommé de l’eau pour 65 ans", jauge Philippe Gilles, le directeur des services techniques de la Communauté de communes Moselle et Madon (CCMM), à laquelle appartient Richardménil.

 

L’importante fuite est due à la mauvaise étanchéité d’un boulon en laiton reliant le compteur d’eau au tuyau qui alimente la maison, pourtant presque neuve. Le compteur se situant sous terre, à l’extérieur des murs, la sur-consommation était indétectable.

 

"Cela ne se voyait pas", acquiesce Philippe Gilles. La communauté de communes, qui achète elle-même l’eau distribuée, a donc fait un effort. "Nous imaginons mal un habitant contracter un emprunt sur quinze ans pour rembourser une facture d’eau", remarque-t-il.

 

M. Serpoix ne devra s’acquitter que du prix brut de l’eau… soit entre 8.000 et 11.000 euros. La proposition a tout d’une douche froide pour Florian Serpoix qui, aidé par l’association UFC Que-Choisir de Nancy, a décidé d’engager un avocat pour ne "payer que ce que (sa) famille a consommé".

Dix mois de prison ferme pour la mère d’un jeune “corbeau”

NANCY (AFP) - La mère d’un petit génie de l’informatique qui, dès l’âge de 12 ans, avait pourri la vie d’un quartier de Liverdun (Meurthe-et-Moselle) avec des SMS, des courriels et des fax malveillants, a été condamnée lundi à dix mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nancy.

"Les troubles à l’ordre public datent d’il y a trois ans. Je ne vois pas l’intérêt d’une peine si lourde", a commenté l’avocat de l’accusée, Me François Robinet, dont la cliente a été condamnée lundi à 24 mois de prison dont 14 avec sursis, l’obligation de se soigner et d’indemniser les victimes.

 

"Cette peine ne va rien rapporter à la société. Mais au niveau personnel, elle va engendrer des troubles profonds à une personne dont l’équilibre psychologique est déjà affecté", a-t-il poursuivi.

 

De 2002 à 2004, une vingtaine de familles de Liverdun avaient reçu des centaines de SMS, coups de téléphone, magazines de lingerie érotique ou des marchandises jamais commandées, assortis de menaces et d’insultes telles que "A bientôt en enfer" ou "des êtres aussi bêtes et moches que vous ne méritent pas de vivre".

 

Les habitants du quartier, réunis en collectif, avaient porté plainte. Une quinquagénaire avait pris la tête du collectif, alerté la presse, témoigné avec indignation devant les caméras de TF1. Les gendarmes avaient alors découvert que les messages étaient diffusés exclusivement à partir de l’ordinateur de cette femme, à des moments où le jeune garçon était en vacances à la maison.

 

Poursuivie pour "dénonciation de faits imaginaires, provocation d’un mineur à la commission d’un délit et complicité d’escroquerie", la mère "utilisait les excellentes capacités informatiques de (son fils) pour harceler au maximum ses amants ou ses voisins", avait souligné Annabelle Le Texier, substitut du procureur de Nancy.

 

L’enfant, âgé aujourd’hui de 16 ans et apparemment complètement sous influence maternelle, avait rapidement avoué ses méfaits, précisant que sa mère l’y avait contraint.

lundi 5 mars 2007, 14h00

Une équipe du Centre national de la Recherche scientifique (CNRS) en France, vient d’identifier un nouvel acteur de la maturation sexuelle des souris mâles. La protéine SHP ouvre bien des perspectives pour améliorer la production de spermatozoïdes.

Notamment chez les hommes présentant des troubles de la fertilité. L’équipe de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire du CNRS a étudié le rôle de cette protéine. Pour ce faire, elle a mis au point deux modèles de souris. Le premier possédait la protéine en question, alors que le second en était dépourvu.

Le résultat est étonnant : les souris dépourvues de SHP ont été capables de se reproduire environ une semaine plus tôt que les souris témoins. « Une différence notable étant donné qu’en règle générale les souris mâles sont sexuellement matures dès 7 à 8 semaines », souligne l’auteur.

Les rongeurs du premier groupe ont également produit davantage de testostérone, entraînant une maturation prématurée des caractères sexuels. Des études complémentaires seront cependant indispensables, avant qu’il soit possible de comprendre l’ensemble des mécanismes impliqués dans la maturation sexuelle des garçons.

Source : CNRS, Université de Dallas, Université de Louvain, Université Louis Pasteur de Strasbourg, 27 février 2007

Des scientifiques affirment pouvoir prédire des intentions grâce à un scanner cérébral

 

BERLIN (AP) - Lire dans les pensées ne sera peut-être bientôt plus de la science-fiction: un appareil d’imagerie cérébrale a permis à une équipe de chercheurs allemands de déterminer les intentions d’un individu, tout du moins lorsqu’il s’apprête à réaliser une tâche simple.

Les volontaires qui ne se doutaient pas une seconde que dans la pièce à côté, des scientifiques tentaient de lire dans leurs pensées, s’apprêtaient soit à compter (addition ou soustraction), soit à presser un des deux boutons à proximité.

Ces travaux, conduits par le Dr John-Dylan Haynes, du centre Bernstein de Berlin, ont débuté en juillet 2005. Bien que d’étendue limitée (seules 21 personnes ont été testées jusque-là), la recherche menée à l’Institut de la cognition et des neurosciences Max Planck à Leipzig (150 km environ au sud-ouest de Berlin), a suscité l’intérêt de la communauté scientifique.

Les chercheurs ont demandé aux participants de choisir entre additionner ou soustraire deux nombres quelques secondes avant que ces nombres ne soient visibles sur un écran. Dans cet intervalle, un ordinateur a retranscrit en images les mouvements cérébraux, de manière à prédire la décision, un modèle suggérant une addition, l’autre une soustraction.

L’équipe de Haynes a d’abord essayé d’identifier la partie du cerveau commandant les intentions. En scannant le cerveau, à la recherche d’une zone d’hyperactivité cérébrale observée lorsqu’un patient a à choisir, ils ont découvert que le centre de commande des intentions se situe dans le cortex pré-frontal. Ensuite, ils ont étudié quel modèle était associé aux différentes intentions.

"Si vous saviez quelles signatures de pensée chercher, vous pourriez en théorie prédire avec plus de précision ce que les gens vont faire", a estimé Haynes.

Pour l’heure, lire les pensées est un processus laborieux et les scientifiques n’ont aucune chance de pouvoir espionner subrepticement un processus de décision: l’étude de Haynes ne concerne que des gens face à deux alternatives, et non confrontés aux innombrables choix de chaque jour.

Mais les scientifiques font suffisamment de progrès pour inquiéter les défenseurs de l’éthique, la recherche étant déjà passée de l’identification des régions du cerveau dans lesquelles apparaissent certaines pensées à l’identification de leur contenu.

"Pour la première fois, ces technologies nous donnent la possibilité réelle d’aller chercher à la source ce que quelqu’un pense ou ressent, sans qu’il puisse nous en empêcher", a déclaré le Dr Hank Greely, directeur du centre Loi et Sciences biologiques de l’Université de Stanford. "Le concept même de garder ses pensées privées pourrait être profondément modifié dans le futur", a-t-il jugé.

Certains s’inquiètent déjà de la portée de ces découvertes qui, à l’image du film de science-fiction "Minority report", pourraient inciter les autorités à agir contre des individus avant même qu’un crime ait été commis. Les Britanniques ont déjà mis en place un fichier ADN qui pourrait aider les autorités à suivre les personnes jugées violentes. De plus, le gouvernement a lancé l’idée de détenir les gens présentant un trouble de la personnalité susceptible pourrait conduire à un comportement criminel.

Malgré toutes ces craintes, Haynes voit pour l’instant des applications pratiques bien plus innocentes. Comme de participer au perfectionnement de machines déjà existantes, capables de répondre aux signaux cérébraux et qui permettent ainsi aux paralysés de changer de chaîne de télévision ou de surfer sur Internet. AP