Quand la CIA recrutait d’ex-criminels de guerre japonais

TOKYO (AP) - Le colonel japonais Masanobu Tsuji était un militaire fanatique, recherché après la Deuxième guerre mondiale pour des crimes de guerre comme le massacre de civils chinois ainsi que de militaires américains et philippins. Cela ne l’empêcha pas de devenir un espion de la CIA.

Des documents jusqu’à présents secrets, rendus publics par les Archives nationales américaines et consultés par l’Associated Press, montrent comment Tsuji et d’autres accusés de crimes de guerre furent recrutés par les services de renseignements américains, au début de la Guerre Froide. Il s’agissait de lutter contre la menace communiste, dénoncée dès 1946 par Winston Churchill lors d’un discours sur le "Rideau de fer" soviétique.

La CIA voulait espionner les communistes au Japon, placer des agents en URSS et en Corée du Nord, utiliser des mercenaires japonais pour renforcer Taïwan contre les forces communistes en Chine continentale.

Ces dossiers, plusieurs centaines de pages de documents, ont été "déclassifiés" en 2005 et 2006 aux termes d’une loi du Congrès. L’on y lit que la CIA, assez rapidement, a pris conscience du manque de valeur de ses recrues au Japon, des hommes avant tout soucieux de se refaire une virginité tout en poursuivant, pour certains, diverses activités illicites.

"Ils ont eu fréquemment recours au délayage ou carrément à la fabrication d’informations, pour le prestige ou le profit", soulignait un rapport de la CIA de 1951. "La période de l’après-guerre au Japon (…) a débouché sur une augmentation phénoménale du nombre d’intermédiaires, informateurs et agents."

Les Américains ont déployé les mêmes efforts dans l’Allemagne après la guerre, mais avec beaucoup plus de succès, selon les historiens. Nombre d’opérations, au Japon, se soldèrent par des échecs retentissants, frisant le ridicule.

Des fonds avaient ainsi été débloqués pour un bateau censé servir à infiltrer des agents japonais sur l’île soviétique de Sakhaline. Mais l’argent, le bateau et les agents se sont volatilisés… Pire, des agents étaient soupçonnés de liens avec les communistes qu’ils étaient censés surveiller ou influencer. Pour favoriser, par exemple, le marché noir.

Certains informateurs transmettaient la même "information" à différents services américains pour multiplier leurs gains, puis renseignaient des nationalistes japonais sur l’armée américaine. Les Etats-Unis, constate crûment un rapport de la CIA, "n’étaient pas difficiles à berner". Dossiers et historiens suggèrent un manque de connaissance du Japon et d’intérêt pour les crimes de guerre commis en Asie.

"Une chose intéressante est de constater combien tout cela était absurde, inutile. Presque amusant, d’une certaine façon", note Carol Gluck, spécialiste d’histoire japonaise à l’Université de Columbia et membre d’un groupe de travail exploitant ces archives.

"Recyclé" par les Américains grâce auxquels il échappa à la justice, le colonel Tsuji, pour ne citer que lui, ne satisfaisait pas ses employeurs. Un rapport de la CIA, en 1954, dénonçait entre autres son "manque d’expérience" et ses liens avec l’extrême droite. "C’est le type d’homme qui (…) serait capable de déclencher sans hésitation la troisième guerre mondiale", soulignaient ses officiers traitants. Tsuji s’est évaporé au Laos en 1961.

Mort en 1984, Kodama Yoshio, anticommuniste virulent, homme de réseaux et de trafics -il joua plus tard un rôle majeur dans l’affaire Lockheed, un des plus gros scandales de corruption du pays- est étrillé. Sa contribution en matière de renseignement est pratiquement "nulle", dénonce un rapport de 1953. "C’est un menteur professionnel, un gangster, un charlatan" que "rien n’intéresse, sinon les profits".

Tout cela avait une signification, estime l’historien John Dower. On ne se rend pas compte aujourd’hui, dit-il, à quel point les Etats-Unis souhaitaient "une remilitarisation rapide du Japon" pour contrecarrer le communisme. Pourtant, les ex-criminels de guerre qui frayaient avec la CIA n’ont pas réussi à rebâtir un Japon militariste, souligne son confrère Eiji Takemae. Ces gens "n’ont pas été très utiles" aux Américains.

Quand les chats ont des puces dans les yeux

COLUMBIA, Missouri (AP) - Les chats de Kristina Narfstrom ont des yeux bioniques. Cette vétérinaire implante en effet des puces électroniques sur des abyssins partiellement aveugles. Un traitement à la Steve Austin qui pourrait peut-être à terme aider à réparer les rétines humaines abîmées.

Actuellement, la rétinopathie pigmentaire est incurable. Cette maladie héréditaire, qui peut rendre aveugle, touche un Américain sur 3.500 et on estime que 30.000 Français en sont atteints. Elle affecte les cellules réceptrices de la lumière (cônes et bâtonnets). D’abord, le patient voit moins bien lorsqu’il fait sombre, puis son champ visuel rétrécit au fil des ans, son acuité visuelle diminue, il ne peut plus lire. Il devient malvoyant, souvent aveugle.

Or, les chats abyssins sont atteints de la version féline de ce mal. C’est ce qu’a découvert le Dr Narfstrom dans sa Suède natale. Dans son laboratoire américain, l’ophtalmologue vétérinaire implante donc des puces - électroniques - à ses matous à tête triangulaire.

"Nous les plaçons exactement à l’endroit des photorécepteurs et s’il en manque, c’est censé remplacer ce qu’ils font", explique Kristina Narfstrom, dans son cabinet de l’Université du Missouri-Columbia. "A cette étape, ce sont des impulsions de lumière qu’ils voient (et non des images), mais le but des recherches est d’obtenir plus d’informations de la puce".

Les microprocesseurs de 2mm de large sont fabriqués par Optobionics, une firme de Naperville (Illinois). Ils sont couverts de 5.000 photodiodes microscopiques, des composants qui réagissent à la lumière en envoyant des signaux électriques au cerveau via le nerf optique.

D’après le Dr Narfstrom, des puces de ce type ont déjà été implantées sur 30 patients humains. Ces essais cliniques ont donné des résultats encourageants, améliorant la vue de certains ou du moins ralentissant la progression de la rétinopathie pigmentaire.

La vétérinaire espère que ses chats bioniques aideront les concepteurs de la puce à effectuer les derniers réglages. Les chirurgiens pourront aussi s’entraîner à implanter cet instrument car la structure de l’oeil félin est semblable à celle de l’oeil humain.

Les puces pourraient avoir aussi d’autres vertus. Certaines études suggèrent que leur courant électrique régénérerait les photorécepteurs endommagés situés autour de l’implant. Le Dr Narfstrom estime qu’il lui faudra environ deux ans pour voir si les cellules rétiniennes de ses chats se renouvellent effectivement.

Défilés: esprit nomade chez Yamamoto

PARIS (AFP) - Le créateur japonais Yohji Yamamoto a invité lundi soir à Paris au voyage et à la danse en proposant des superpositions de jupons d’esprit tzigane et des jupes tournant comme des toupies.

Le styliste, qui présentait sa collection de prêt-à-porter féminin pour l’automne-hiver 2007-2008, a également évoqué, dans un clin d’oeil ironique, les logos si prisés par ses compatriotes, en particulier celui d’une célèbre marque de maroquinerie. Le défilé s’est en effet ouvert sur un mannequin vêtu d’un manteau de cuir brun à impressions dorées ressemblant à un logo, tirant derrière lui une valise à roulettes assortie. Des foulards noués sur la tête comme des turbans, les femmes superposent les jupons noirs qu’elles portent avec un court gilet de cuir, un perfecto laqué noir, de longs gants, sur d’étroits pantalons noirs et bottes plates. Les jupons accueillent aussi des motifs de fleurs, des pois blancs, des volants, virent parfois au rouge éclatant. Des paniers gonflent des jupes qui s’arrondissent comme des toupies. D’ailleurs, elles se mettent à tourner autour de la taille, lentement: d’abord le volant supérieur, noir à gros pois blancs, puis le volant inférieur, également noir mais avec des pois plus nombreux et petits. Le mouvement, actionné par un moteur caché sous la jupe, suscite des applaudissements nourris. Yohji Yamamoto révèle aussi des robes bustiers noirs, habituellement cachées sous les superpositions de vêtements. Elles se montrent désormais, découvrant des tatouages, et s’accompagnent de longs gants et d’un pantalon noirs. Le vêtement est en revanche passé au second plan dans la présentation du tandem hollandais Viktor & Rolf. Les mannequins ont défilé dans le noir, éclairés chacun par des lampes accrochées à une structure métallique fixée sur leur corps. D’amples robes et jupes se déploient en éventail, suspendues en plusieurs points à la struture métallique. Les femmes elles-mêmes semblent des pantins suspendus, chaussés de sabots colorés ou blancs à motif bleu de Delft, marqués du logo de la marque. Leurs épaules disparaissent dans des châles ou des cols géants.

Un documentaire annonce la découverte du “tombeau de Jésus” et de son fils

 

NEW YORK (AFP) - Un documentaire produit par le réalisateur de "Titanic" James Cameron affirme que Jésus est enterré en Israël au côté de Marie-Madeleine avec qui il aurait eu un fils, une thèse qui a aussitôt déclenché une polémique.

Selon "Le tombeau perdu de Jésus", réalisé par l’Israélien Simcha Jacobovici, le tombeau, découvert dès 1980, se trouve à Talpiot, un quartier de Jérusalem, et des analyses permettent aujourd’hui d’affirmer qu’il aurait renfermé le corps de Jésus mais aussi de sa compagne et de leur fils, prénommé Judas. "En tant que documentariste, je ne dois pas avoir peur de chercher la vérité", a dit lundi James Cameron, lors d’une conférence de presse à la Public Library (bibliothèque) de New York, évoquant la présence de "preuves tangibles et inédites" de l’existence physique de Jésus. Le film pourrait en tout cas bien déclencher une nouvelle controverse à la "Da Vinci Code", qui lui aussi insistait sur le caractère très "terrestre" de Jésus, même si Cameron se défend de toute volonté polémique. "Je sais qu’on va dire que l’on tente de saper le christianisme. C’est loin d’être le cas. Cette enquête salue l’existence réelle de ces personnes" Le film, qui sera diffusé le 4 mars sur la chaîne câblée Discovery Channel, s’appuie sur la présence de plusieurs noms hébreux inscrits sur les cercueils du tombeau: Yehoshoua Ben Yossef (Jésus fils de Joseph), Yéhouda Bar Yehoshoua (Judah fils de Jésus), Marthe et Myriam (Marie). L’ADN du contenu des ossuaires "Jésus fils de Joseph" et "Mariamene e Mara" a aussi montré que ces deux personnes n’avaient pas de lien sanguin. Comme la présence dans le même tombeau suggère un lien familial, le film avance que Jésus et Marie-Madeleine ont pu former un couple. Le documentaire s’appuie aussi sur un modèle statistique pour contourner l’argument de la fréquence de ces noms à l’époque: étudiant la probabilité de trouver tous ces noms ensemble, Andrey Feuerverger, professeur de mathématiques à l’Université de Toronto, conclut que la probabilité est de 600 contre 1 que le tombeau de Talpiot est bien celui de Jésus. Pourtant la théorie est déjà contestée par d’autres, comme Amos Kloner, éminent archéologue israélien, pour qui le documentaire n’apporte "pas de preuve scientifique". "C’est un tombeau juif du premier siècle après J.C.", a-t-il déclaré à l’AFP. "Les noms visibles sur six des ossuaires sont très intéressants, car ils rappellent ceux des principaux personnages du Nouveau Testament. Mais qui dit que +Marie+ est Madeleine et que +Judas+ est le fils de Jésus? Cela ne peut être prouvé". Selon M. Kloner, sur les 900 tombeaux retrouvés autour de la vieille ville de Jérusalem et datant de la période du Second Temple, le nom de Jésus revient 71 fois - bien que sans la mention "Jésus fils de Joseph". L’Autorité des antiquités israéliennes a pour sa part refusé de commenter, bien qu’en 1996 un porte-parole ait évalué à "proche de zéro" la probabilité que la tombe de Talpiot soit celle de Jésus. En attendant, des organisations chrétiennes n’ont pas tardé à faire connaître leur mécontentement. Le pasteur Rob Schenck, président du Conseil national du Clergé, a dénoncé lundi "une fiction hollywoodienne déguisée en fait scientifique". "Depuis des années, Hollywood attaque le christianisme", regrette-t-il, citant le précédent du "Da Vinci Code". "En affirmant que les restes de Jésus sont redevenus poussière, avec ceux de membres de sa famille, le cinéaste hollywoodien nie la divinité du fils de Dieu et sa victoire sur la mort. Cameron veut clairement planter un pieu dans le coeur du christianisme". Pour les Eglises catholique et orthodoxe, la tombe du Christ se trouve sous l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, tandis que les protestants la situent plus au nord, hors des murs de la vielle ville.

Palmares Oscars 2007

Voici la liste complète des 79es Oscars, décernés dimanche soir à Los Angeles:

- MEILLEUR FILM: "The Departed" (Les Infiltrés)

- MEILLEUR ACTEUR: Forest Whitaker, "Le Dernier Roi d’Ecosse"

- MEILLEURE ACTRICE: Helen Mirren, "The Queen"

- MEILLEUR SECOND ROLE MASCULIN: Alan Arkin, "Little Miss Sunshine"

- MEILLEUR SECOND ROLE FEMININ: Jennifer Hudson , "Dreamgirls"

- MEILLEUR REALISATEUR: Martin Scorsese, "The Departed" (Les Infiltrés)

- MEILLEUR FILM ETRANGER: "La Vie des Autres", Allemagne

- MEILLEUR LONG METRAGE D’ANIMATION: "Happy Feet"

- MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL: Michael Arndt, "Little Miss Sunshine"

- MEILLEUR SCENARIO ADAPTE: William Monahan, "The Departed" (Les Infiltrés)

- MEILLEURS DECORS: "Le Labyrinthe de Pan"

- MEILLEURE PHOTOGRAPHIE: "Le Labyrinthe de Pan"

- MEILLEURS COSTUMES: "Marie Antoinette"

- MEILLEUR MONTAGE: "The Departed" (Les Infiltrés)

- MEILLEUR MAQUILLAGE: "Le Labyrinthe de Pan"

- MEILLEURE MUSIQUE: "Babel", Gustavo Santaolalla

- MEILLEURE CHANSON: "I Need to Wake Up", Melissa Etheridge ("An Inconvenient Truth", Une Vérité qui dérange)

- MEILLEUR MONTAGE SON: "Letters From Iwo Jima" (Lettres d’Iwo Jima)

- MEILLEUR MIXAGE SON: "Dreamgirls"

- MEILLEURS EFFETS SPECIAUX: "Pirates of the Caribbean: Dead Man’s Chest" (Pirates des Caraïbes: Le Secret du Coffre Maudit).

- MEILLEUR DOCUMENTAIRE: "An Inconvenient Truth", (Une Vérité qui dérange)

- MEILLEUR COURT METRAGE: "The Blood of Yingzhou District"

- MEILLEUR COURT METRAGE DOCUMENTAIRE: "West Bank Story"

- MEILLEUR COURT METRAGE D’ANIMATION: "The Danish Poet"

- OSCAR D’HONNEUR: Ennio Morricone.

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal cherchent à discréditer Bayrou

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal cherchent à discréditer François Bayrou et sa promesse d’ouverture, alors que le candidat centriste poursuit sa progression dans les sondages à moins de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle.

La candidate du PS, du MRC et du PRG, dont l’électorat s’est montré, si l’on en croit les sondages, le plus sensible aux appels du président de l’UDF ces dernières semaines, a jugé "très dangereux" d’entretenir la confusion gauche-droite.

"On cherche à empêcher les Français de choisir entre deux modèles de société, deux visions politiques qui s’opposent et qui ne correspondent pas aux mêmes choix politiques en profondeur", a-t-elle expliqué au micro de France Inter.

Selon elle, "on n’avancera pas avec la France en mettant une pincée de social dans un océan de libéralisme, ce que proposent les deux candidats de droite, mais au contraire en relançant la machine économique sur les trois piliers, à égalité, que sont les progrès économique, social et environnemental".

Un sondage Ifop-Le Journal du Dimanche a confirmé la progression de François Bayrou, qui gagne un point à 17% d’intentions de vote au premier tour, le 22 avril, son meilleur score, déjà constaté dans une étude CSA réalisée le 20 février.

Bien que leur candidat soit largement distancé par ceux de l’UMP et du PS, avec 28% chacun selon l’Ifop, les partisans de François Bayrou ont pris espoir après plusieurs sondages indiquant qu’il battrait Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal s’il accédait au second tour, le 6 mai.

LE SPECTRE DES EXTREMES

La volonté du PS de repousser le candidat UDF à droite, manifestée dès l’annonce de son programme économique et social, qualifié de "libéral et droitier" par le PS vendredi, intervient après l’annonce jeudi que 30 hauts fonctionnaires proches du PS ont apporté anonymement leur soutien à François Bayrou.

Laurent Fabius a fustigé samedi le "confusionnisme" du candidat de l’UDF, tandis que François Hollande, premier secrétaire du PS, assurait dimanche, au Grand Rendez-vous Europe 1-TV5-Le Parisien, que François Bayrou "n’appellera(it) pas à voter Ségolène Royal" au second tour.

L’UMP, qui avait qualifié de "stratégie anti-Bayrou" le retour des ténors socialistes autour de Ségolène Royal, a répliqué lundi par la voix de son président et candidat.

Nicolas Sarkozy a estimé que "ce que propose François Bayrou (…) on l’a parfaitement connu en France, c’est la IVe République". "On met un peu de gauche et un peu de droite. Cela conduit à quoi: A l’impuissance", a-t-il jugé sur RMC et BFM TV.

La promesse de François Bayrou de "dépasser" le clivage gauche-droite, semble en tout cas séduire, selon un sondage OpinionWay pour le quotidien Métro publié lundi.

D’après cette étude, réalisée auprès de 1.005 personnes du 22 au 24 février, 52% des personnes interrogées disent qu’elles voteront pour François Bayrou et expliquent leur choix par "le fait de vouloir faire travailler ensemble la droite et la gauche", son programme arrivant loin derrière (34%), tout comme sa personnalité (21%).

Nicolas Sarkozy a dénoncé cette idée d’une coalition gauche-droite, rappelant l’exemple italien, quelques jours après la démission du président du Conseil, Romano Prodi.

"Le gouvernement Prodi, 109 ministres, onze partis dans la coalition, ça aboutit à quoi ? Au bout de trois mois, la démission", a-t-il lancé.

"La démocratie, c’est une majorité et une opposition et les Français choisissent", a poursuivi le candidat UMP mettant en avant le risque d’une montée des extrêmes en cas d’échec d’une pareille coalition.

"Il y a une législative un mois après la présidentielle. On vote à la fois pour la gauche et pour la droite. Et puis si ce gouvernement échoue on laisse la place à qui ? A Le Pen ou à Laguiller", s’est-il interrogé.

François Bayrou a, en attendant, trouvé lundi une nouvelle alliée potentielle en Corinne Lepage, ancienne ministre d’Alain Juppé créditée de moins d’1,0% des intentions de vote. Elle a indiqué sur France 2 qu’elle voterait "plus facilement" pour lui que pour d’autres candidats au second tour.

12.400 euros en billets sur une toile… la tentation était trop forte

 

OSLO (AFP) - Une oeuvre de l’artiste norvégien Jan Christensen, dont la particularité était d’être incrustée de milliers de vrais billets, d’une valeur totale d’environ 12.400 euros, a été dérobée à Oslo ce week-end, a-t-on appris auprès de la galerie où elle était exposée.

Quelque 100.000 couronnes norvégiennes étaient collées sur l’oeuvre imposante (200 X 400 cm) intitulée "Valeur relative", a expliqué à l’AFP la propriétaire de la galerie MGM à Oslo, Marina Gerner-Mathisen. Les voleurs se sont introduits dans la galerie en brisant une fenêtre et ont agi avec méthode: ils ont découpé chacun des billets et laissé sur place l’encombrant cadre. "Les voleurs étaient apparemment plutôt gentils puisqu’ils ont retiré le canevas du cadre", a expliqué Mme Gerner-Mathisen. Les voleurs ont pris la fuite sans être inquiétés. "Les agents de sécurité sont arrivés sur les lieux quelques minutes après le déclenchement de l’alarme mais les voleurs avaient déjà disparu", a ajouté la même source. Une enquête de police est en cours.