Betancourt pourrait se trouver “hors de Colombie”, selon Alvaro Uribe
PARIS (AFP) - La Franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage depuis cinq ans, pourrait avoir été exfiltrée par la guérilla des FARC et se trouver "hors de Colombie", a déclaré le président colombien Alvaro Uribe dans une interview diffusée mercredi par Le Figaro sur son site internet.
"Ces dernières semaines, nous avons reçu des informations selon lesquelles elle se trouverait à l’étranger. Il est possible que les FARC l’aient exfiltrée et qu’elle se trouve maintenant hors de la Colombie", a déclaré M. Uribe dans l’entretien accordé également à France 2 et à l’Express. ![]() |
Ingrid Betancourt, 45 ans, a été enlevée le 23 février 2002 par les FARC pendant la campagne présidentielle où elle se présentait comme candidate indépendante contre la corruption.
M. Uribe appelle une nouvelle fois Paris à lui fournir une aide logistique et en matière de renseignement. "Puisque la France dispose d’une technologie avancée dans le domaine du renseignement, qu’elle nous aide à localiser l’endroit où se trouvent les otages", a-t-il dit. La France, qui a toujours demandé à Bogota à ne pas intervenir militairement pour libérer les otages, avait rejeté le 6 février une première demande d’aide militaire du président Uribe. "Il est très important de savoir si Ingrid Betancourt se trouve en Colombie ou si elle a été emmenée dans un pays étranger", a poursuivi le président colombien, précisant qu’il ne disposait "que de rumeurs, pas de nouvelles vérifiées". "La France pourrait nous aider à vérifier si elle a été conduite dans un autre pays", a-t-il dit. Interrogé pour savoir si Ingrid Betancourt pourrait se trouver en Equateur ou au Venezuela, il a répondu: "je ne me réfère à aucun pays en particulier". Dans l’interview, M. Uribe a de nouveau évoqué la possibilité d’une solution militaire. "Nous allons continuer à chercher, tous les jours, soit un accord humanitaire raisonnable, soit la libération par les moyens militaires", a-t-il dit. Le président colombien a voulu également répondre "aux secteurs de la société française qui le critiquent". "Ce n’est pas moi qui ai enlevé Ingrid Betancourt. Elle était déjà otage lorsque j’ai pris mes fonctions en 2002", a-t-il dit. "Tout au long de mon premier mandat, et cela continue depuis ma réélection en 2006, nos efforts pour sauver les otages et diminuer le nombre de kidnappings ont été permanents".
