Un Australien surfe une vague haute de 16 m

 

SYDNEY (Reuters) - Un viticulteur australien a été récompensé pour avoir surfé une vague haute comme cinq étages, soit la plus grande jamais chevauchée en Australie ou en Nouvelle-Zélande.

Damon Eastaugh, 43 ans, a été conduit en jet-ski jusqu’à la vague géante, qui mesurait entre 14 et 16 mètres, quand elle commençait à se casser sur un récif au large des côtes du sud-ouest de l’Australie-Occidentale, le 5 juillet 2006.

"Vous avez peur, mais vous adorez ça," a déclaré Eastaugh, qui a reçu un chèque de 15.750 dollars remis par l’Oakley/ASL Big Wave Awards, l’organisateur de la compétition annuelle, au Bondi Pavillon.

"Quand la récompense est si importante, cela prend le dessus sur la peur", a déclaré le viticulteur de Margaret River, une ville située près du spot où il a surfé.

L’Oakley/ASL Big Wave Awards récompense chaque année les riders qui ont surfé les plus grosses vagues en Australie et Nouvelle-Zélande.

Les juges ont déclaré que la vague d’Eastaugh était "sans conteste la plus grosse jamais surfée en Australasie dans l’histoire du sport".

L’Hawaïen Pete Cabrinha détient le titre de la plus grosse vague surfée, un monstre de 21 mètres de haut qui s’est formée au large de l’île hawaïenne de Maui en 2004.

Quelques surfeurs sillonnent le monde à la recherche de la "vague ultime", qui mesurerait plus de 30 mètres de haut, un sport à hauts risques.

Désavoué au Sénat, Romano Prodi démissionne

ROME (Reuters) - La politique étrangère de son gouvernement de centre gauche ayant été désavouée dans l’après-midi au Sénat, le président du Conseil italien Romano Prodi a présenté mercredi soir sa démission au chef de l’Etat, qui l’a acceptée.

Ce type de crise a un air de déjà vu pour Prodi, qui, lorsqu’il avait été président du Conseil voici près de dix ans, avait vu son mandat écourté par la rébellion d’une partie de ses alliés de la coalition de gauche d’alors.

Prodi, au pouvoir depuis neuf mois, s’est rendu au Quirinal, le siège de la présidence, à l’issue d’une réunion de crise de son cabinet, et le président Giorgio Napolitano, arbitre suprême du jeu politique italien, a annoncé qu’il entamerait dès jeudi des consultations avec les partis politiques de la Péninsule sur l’avenir politique du pays.

Les principaux partis de la coalition de centre gauche souhaitent toutefois que Prodi soit de nouveau confirmé comme chef de gouvernement, a déclaré dans la soirée Dario Franceschini, dirigeant de la coalition de l’Olivier.

"Nous sommes prêts à renouveler notre entière confiance à Prodi", a dit Franceschini à la presse après l’annonce de sa démission.

Prodi a déclaré un peu plus tard qu’il était effectivement prêt à continuer à diriger un gouvernement, mais à la condition expresse que la majorité de centre gauche l’assure de son soutien, a indiqué son porte-parole.

"Prodi a reconnu qu’il s’agissait d’une crise grave, et qu’il n’avait pas la majorité au Sénat. Il est prêt à continuer comme président du Conseil si, et seulement si, on lui garantit l’entier soutien de tous les partis de la majorité, dès maintenant", a déclaré à Reuters le porte-parole de Prodi, Silvio Sircana.

Le gouvernement de centre gauche, en fonctions depuis le printemps dernier, a subi dans la journée un grave revers au Sénat, où il a été mis en minorité. Cent cinquante-huit sénateurs seulement ont soutenu la politique étrangère du gouvernement, en dessous des 160 voix requises pour obtenir la majorité. Les sénateurs de l’opposition ont alors aussitôt réclamé la démission du cabinet Prodi.

AGRANDISSEMENT DE LA BASE DE VICENCE

Rien, constitutionnellement, n’obligeait Prodi à démissionner. Mais son ministre des Affaires étrangères, Massimo D’Alema, avait déclaré avant le vote au Sénat que le gouvernement démissionnerait s’il ne ralliait pas la majorité des voix sur sa politique étrangère.

Napolitano peut désormais dissoudre le parlement et convoquer de nouvelles élections législatives. Il peut aussi demander à Prodi de former un nouveau gouvernement; il peut encore favoriser la mise sur pied d’un gouvernement différent, qui pourrait être composé de techniciens.

La fragile et hétéroclite coalition au pouvoir en Italie, qui rassemble plusieurs partis allant de la mouvance chrétienne aux communistes, ne dispose que d’une majorité d’un seul siège au Sénat mais elle était parvenue jusqu’alors à obtenir la majorité en ayant recours au vote de confiance.

Le vote de mercredi est l’un des coups les plus rudes essuyés par le gouvernement de coalition de Prodi, fragilisé par des divergences internes sur le budget, le maintien des troupes en Afghanistan ou encore la reconnaissance légale des couples homosexuels ou non mariés.

Avant le vote de mercredi, D’Alema avait appelé ses partenaires de la coalition à soutenir ses propositions. "L’Italie, qui n’est pas une grande puissance, ne peut relever des défis complexes sans un consensus politique solide", avait déclaré D’Alema.

Au-delà de l’Afghanistan, l’un des dossiers les plus controversés est le projet d’agrandissement de la base militaire américaine de Vicence, dans le nord du pays. Des manifestations hostiles au projet ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes, dont de hauts responsables de la coalition, le week-end dernier.

D’Alema a expliqué que le gouvernement était obligé d’accepter l’agrandissement de la base, obtenu par Washington auprès du précédent gouvernement, de droite. "Révoquer cette autorisation aurait été un acte hostile de notre part à l’égard des Etats-Unis", a-t-il expliqué au Sénat.

Betancourt pourrait se trouver “hors de Colombie”, selon Alvaro Uribe

PARIS (AFP) - La Franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage depuis cinq ans, pourrait avoir été exfiltrée par la guérilla des FARC et se trouver "hors de Colombie", a déclaré le président colombien Alvaro Uribe dans une interview diffusée mercredi par Le Figaro sur son site internet.

"Ces dernières semaines, nous avons reçu des informations selon lesquelles elle se trouverait à l’étranger. Il est possible que les FARC l’aient exfiltrée et qu’elle se trouve maintenant hors de la Colombie", a déclaré M. Uribe dans l’entretien accordé également à France 2 et à l’Express.
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Ingrid Betancourt, 45 ans, a été enlevée le 23 février 2002 par les FARC pendant la campagne présidentielle où elle se présentait comme candidate indépendante contre la corruption.

M. Uribe appelle une nouvelle fois Paris à lui fournir une aide logistique et en matière de renseignement. "Puisque la France dispose d’une technologie avancée dans le domaine du renseignement, qu’elle nous aide à localiser l’endroit où se trouvent les otages", a-t-il dit. La France, qui a toujours demandé à Bogota à ne pas intervenir militairement pour libérer les otages, avait rejeté le 6 février une première demande d’aide militaire du président Uribe. "Il est très important de savoir si Ingrid Betancourt se trouve en Colombie ou si elle a été emmenée dans un pays étranger", a poursuivi le président colombien, précisant qu’il ne disposait "que de rumeurs, pas de nouvelles vérifiées". "La France pourrait nous aider à vérifier si elle a été conduite dans un autre pays", a-t-il dit. Interrogé pour savoir si Ingrid Betancourt pourrait se trouver en Equateur ou au Venezuela, il a répondu: "je ne me réfère à aucun pays en particulier". Dans l’interview, M. Uribe a de nouveau évoqué la possibilité d’une solution militaire. "Nous allons continuer à chercher, tous les jours, soit un accord humanitaire raisonnable, soit la libération par les moyens militaires", a-t-il dit. Le président colombien a voulu également répondre "aux secteurs de la société française qui le critiquent". "Ce n’est pas moi qui ai enlevé Ingrid Betancourt. Elle était déjà otage lorsque j’ai pris mes fonctions en 2002", a-t-il dit. "Tout au long de mon premier mandat, et cela continue depuis ma réélection en 2006, nos efforts pour sauver les otages et diminuer le nombre de kidnappings ont été permanents".

USA: le bébé le plus prématuré au monde

 

MIAMI (AFP) - Le bébé le plus prématuré au monde, né à 21 semaines de grossesse, pourra sortir de l’hôpital cette semaine après quelques jours d’observation supplémentaires, a indiqué mardi un porte-parole de l’hôpital américain qui avait dans un premier temps annoncé la sortie imminente de la fillette. Amillia Taylor est née il y a quatre mois, à 21 semaines et six jours de grossesse, pesant 280 grammes et mesurant 24 cm, à peine un peu plus grande qu’un stylo bille, selon le Baptist Children’s Hospital de Miami (Floride, sud-est) où elle a vu le jour. "Nous allons la garder quelques jours supplémentaires pour observation", a déclaré Marla Graves, porte-parole de l’hôpital, 24 heures après avoir annoncé que l’enfant, en soins intensifs depuis sa naissance, pourrait finalement être confiée à ses parents. Sa mère, Sonja Taylor a déclaré lundi dans une conférence de presse que sa fille "commence à ressembler à un vrai bébé". Aucun bébé né à moins de 23 semaines de gestation et pesant moins de 400 grammes ne peut survivre, selon l’Association américaine de pédiatrie. Une grossesse normale se situe entre 37 et 40 semaines. "C’est vraiment un bébé miracle", a déclaré pour sa part William Smalling, un spécialiste en néonatologie de l’hôpital qui a suivi la prématurée depuis sa naissance. "Nous ne savions même pas quelle pouvait être la pression artérielle normale pour un bébé aussi petit", a-t-il dit. L’enfant, née par césarienne malgré trois tentatives de retarder la naissance, respirait d’elle-même et tentait de pleurer, ont révélé les médecins qui estiment qu’elle sera autorisée à sortir de l’hopital d’ici à la fin de la semaine.