Au Brésil, des reines du Carnaval de plus en plus “siliconées”

 

SAO PAULO (AFP) - A Rio, Bahia ou Sao Paulo, les reines de beauté du Carnaval, célébré dans tout le Brésil, arborent avec fierté des poitrines toutes plus généreuses les unes que les autres, sans chercher à cacher qu’elles ont bénéficié de l’aide d’un chirurgien et d’une bonne dose de silicone.

Sans se faire prier, les reines du Carnaval avouent à la presse les secrets de leurs formes avantageuses. "Moi je n’en ai que 220 millilitres", a précisé à propos de la quantité de silicone introduit dans sa poitrine, la reine de l’école de samba Mancha Verde de Sao Paulo, Viviane Araujo, citée par le journal Folha de Sao Paulo. Implants mammaires ou fessiers, les prothèses de silicone peuvent coûter de 3.500 à 5.000 dollars, auxquelles il convient d’ajouter bon nombre d’autres modifications. La chanteuse Ivete Sangalo a été proclamée cette année reine du carnaval de Salvador de Bahia non seulement pour ses talents musicaux, mais aussi pour les seins énormes qu’elle a exhibés, grimpée sur la sono de son école de samba. Sangalo, 34 ans, est l’une des interprètes les plus populaires du moment au Brésil: elle a raconté à la revue Isto é Gente, s’être fait récemment implanter 200 millilitres de silicone. Les défilés de Rio et Sao Paulo, retransmis par les télévisions nationales et qui ont déjà rassemblé plus de 70.000 personnes cette année, ont consacré le succès de ces silhouettes pourtant très éloignées du physique brésilien traditionnel: de petits seins et un fessier plantureux. "Les seins +siliconés+ sont devenu un accessoire indispensable du carnaval", a commenté Folha en soulignant le nombre élevé de participantes des défilés munies de prothèses.

José Bové, “l’anti-Sarko”, dans les cités d’Argenteuil

ARGENTEUIL, Val d’Oise (Reuters) - José Bové s’est rendu en toute liberté à Argenteuil, près de Paris, pour y dénoncer la stigmatisation des banlieues et montrer qu’il n’y a pas de territoires interdits en France.

Le candidat altermondialiste, soucieux de faire un "anti-Sarko show" selon son entourage, a dialogué avec les habitants de plusieurs cités en compagnie d’un petit groupe de militants et évité soigneusement toute présence policière.

"Il faut retourner la situation, il faut sortir de la logique de la criminalisation", a lancé José Bové en attaquant d’emblée le candidat UMP Nicolas Sarkozy, qui tarde à concrétiser son souhait de retourner dans cette banlieue parisienne.

Prié de dire s’il est conscient d’être l’un des rares prétendants à l’Elysée à pouvoir se rendre tranquillement dans cette cité d’Argenteuil, il répond: "Ca ne m’étonne pas, parce que les liens, on les a depuis des années." "Même si moi j’habite à la campagne et même si eux sont ici dans les banlieues, on se reconnaît parce que les combats sont communs."

Le responsable altermondialiste est crédité de 2% à 3% des intentions de vote dans les sondages.

Dès son arrivée à la gare, José Bové est accueilli par le responsable local de son comité de soutien, Medhi Lallaoui, qui assure: "l’avantage de notre campagne, c’est qu’il n’y a pas de territoires interdits. On est ici chez nous."

Peu de temps après, la petite équipe pénètre sur le marché Joliot Curie où des habitants viennent spontanément dire au syndicaliste leur colère de voir que la municipalité UMP veut raser les immeubles environnants sans la moindre concertation.

"Les cités, ce n’est pas que du béton, que vont-ils faire des gens, des retraités ?", s’inquiète l’un d’eux tandis que le candidat leur conseille de s’organiser pour s’opposer à ce projet. "Il n’y a pas besoin de détruire, on peut aussi réhabiliter", suggère-t-il.

"PAS OUBLIER LES PETITS"

Plus loin, un homme lui dit sa crainte de voir le candidat de l’UMP et ministre de l’Intérieur, qu’ils jugent pro-américain, être élu à l’Elysée et décider de l’envoi de soldats en Irak. "C’est ça, les va-t-en-guerre, c’est un petit Bush français", répond Bové.

Dans une cité voisine, "les Raguenets", le syndicaliste discute longuement avec des adolescents qui témoignent du désarroi et de la méfiance des jeunes envers les politiques. Si une partie se sont inscrits cette année sur les listes électorales, beaucoup vont voter blanc, affirme l’un d’eux.

"Vous aussi, vous êtes un peu politicien", dit-il à José Bové qui s’en défend en invoquant ses combats au sein d’associations et leur rappelle que le bulletin de vote "est une arme" pour se faire entendre.

Plus loin, une femme lance du haut de sa fenêtre: "il ne faut pas venir seulement pendant les élections. Les politiques, lorsqu’ils sont au pouvoir, ils nous oublient. Il ne faut pas oublier les petits".

Avant de se rendre sur la dalle d’Argenteuil, où le ministre de l’Intérieur avait fustigé la "racaille" en octobre 2005, José Bové répète que le discours de Nicolas Sarkozy n’est pas une réponse à la crise des banlieues, "bien au contraire."

"C’est une façon d’accentuer encore cette situation de crise et je trouve ça ignoble d’utiliser des personnes qui sont faibles, sans ressources, comme boucs émissaires d’une situation économique catastrophique qui a été mise en place par ce gouvernement", avance-t-il.

"L’idée de Bové, c’est de se battre contre cette violence et contre ceux qui en profitent électoralement", souligne l’un de ses porte-parole, Omeyya Seddik.

Sur la dalle, José Bové est accueilli par une nuée de gamins aux cris de "Bové président" ou "Libérez José Bové", par allusion à ses incarcérations pour ses actions anti-OGM, notamment.

"Il y a ici plein de gens formidables, qui font plein de choses et dont personne ne veut parler parce que ça dérange", souligne le syndicaliste. Autour de lui, des jeunes déconseillent à "Sarko" de revenir sur les lieux. "On ne veut pas de lui ici", insiste l’un d’eux.

Hamri, 35 ans, qui avoue son estime pour José Bové, s’emporte contre les hommes politiques qui "devraient être condamnés" pour avoir laissé "tous ces jeunes qui n’ont rien à faire dans la désespérance".

DOMINIQUE VOYNET BRAVE LES CHASSEURS SOUS LES HUÉES ET LES SIFFLETS

PARIS (Reuters) - La candidate Verte à la présidentielle de 2007, Dominique Voynet, a essuyé les sifflets et les huées des chasseurs devant lesquels elle passait à Paris un "grand oral" de candidats.

Réunis à la Maison de la Chimie, dans le 7e arrondissement, les délégués départementaux de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), avaient également invité les candidats Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Mais ils n’ont pas ménagé l’ancienne ministre de l’Environnement qu’ils avaient vivement combattue lors du vote de la loi sur la chasse, en 2000.

"J’ai vécu pendant quatre ans le chantage, les menaces, les manifestations haineuses, les manifestations sexistes. Je pense que les chasseurs ne pouvaient pas s’attendre à ce que je fasse la danse du ventre devant eux aujourd’hui", a justifié devant la presse Dominique Voynet, à l’issue de son intervention.

Devant les chasseurs, la candidate Verte avait notamment dénoncé leurs actes de violences, les appelant à y mettre un terme et elle avait jugé insuffisante leur implication pour la conservation de la nature.

"C’est quand même très gonflé ce qu’elle a fait!", s’est exclamé un responsable du mouvement des chasseurs.

La Fédération revendique 1,3 million d’adhérents.

Nicolas Sarkozy dénonce “l’imprécision” de Ségolène Royal

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy dénonce l’"imprécision" de Ségolène Royal et juge sa "compassion" insuffisante pour constituer une politique, dans une interview publiée mercredi par Le Parisien.

"La compassion n’est pas une politique et (…) l’imprécision n’est pas une stratégie", déclare le ministre de l’Intérieur, interrogé sur l’intervention de la candidate socialiste à l’élection présidentielle lundi soir sur TF1.

"Quand je pointe l’imprécision, je pointe le refus d’affronter des situations incontournables", explique le candidat de l’UMP.

Il reproche ainsi à Ségolène Royal de promettre en même temps l’augmentation des pensions et le démantèlement de la loi Fillon sur les retraites, de dénoncer l’endettement de la France sans "poser la question des effectifs de la fonction publique", de prôner la justice sans réformer les régimes spéciaux de retraite et de ne pas dire comment elle financera l’augmentation des dépenses de santé.

"Comprendre la souffrance des Français, c’est évidemment nécessaire. Mais ils ne nous demandent pas seulement de les comprendre : ils nous demandent de tirer les conséquences de leurs souffrances", poursuit Nicolas Sarkozy. "Chaque candidat doit avoir l’honnêteté (…) d’apporter ses réponses aux grandes questions qui préoccupent nos compatriotes."

Il critique la proposition de Ségolène Royal d’augmenter le smic de 50 euros dès le 1er juillet prochain et de le porter à 1.500 euros bruts en cinq ans, mesure qui risque selon lui de "tasser" la grille de salaires et de donner "le sentiment à la classe moyenne que travailler dur ne sert à rien".

"Dix-sept pour cent des salariés français sont au SMIC. Cela veut donc dire que l’on laisse 83% des salariés de côté", dit Nicolas Sarkozy. "Moi, je pose la question du pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés (…) Sa logique est celle de l’assistanat. La mienne est celle du travail."

La grippe aviaire se propage autour de Moscou

 

MOSCOU (AFP) - La grippe aviaire se propage dans la région de Moscou, où une forme potentiellement dangereuse pour les humains du virus H5N1 a été détectée dans au moins sept localités, les autorités s’attendant à de nouveaux cas tout en appelant au calme.

"Le virus de type H5N1 a été détecté dans six districts de la région de Moscou, le septième lieu étant le marché aux oiseaux de Moscou", a déclaré le chef des Services vétérinaires de la région de Moscou, Alexeï Volkov, au cours d’une conférence de presse. "Dans tous les cas, il s’agit de la souche asiatique", a-t-il ajouté. La souche asiatique du H5N1, qui s’est propagée jusqu’en Europe et en Afrique, est hautement pathogène pour les volailles, d’autres formes du virus l’étant plus faiblement. Il appartient au même groupe que celui qui a été détecté au bord du Lac Qinghai en Chine, dans le centre du pays, précisent les services vétérinaires fédéraux russes dans une lettre dont l’AFP a eu copie mardi soir. Le courrier, adressée à leurs collègues des onze autres pays de la CEI (ex-URSS moins les pays baltes) ainsi que de l’UE, de Chine, du Japon, des Etats-Unis, de Mongolie, de Corée du Nord du Canada et de Turquie, "prévoit de nouveaux cas dans la région de Moscou" et juge "possible bien que moins vraisemblable" une propagation à d’autres régions que celle de Moscou. Quelque 75 volailles ont été trouvées mortes dans une huitième localité mais des analyses sont encore en cours pour déterminer s’il s’agit de la grippe aviaire, a également indiqué le ministère de l’Agriculture cité par l’agence Ria Novosti. Dans le reste de la Russie, alors que la situation semble se stabiliser dans la région de Krasnodar (sud), le H5N1 a été découvert sur des oiseaux sauvages dans deux régions de Kalmoukie (sud), selon les services vétérinaires régionaux cités par les agences russes. Au total, 1.400 volailles du marché aux oiseaux de Moscou ainsi que 200 autres provenant de fermes ou de basse-cours de la région ont été brûlées dans une usine spécialisée près de la capitale, a précisé M. Volkov. Outre les volailles malades, les volatiles vaccinés qui ont été en contact avec ces dernières ont également été éliminés. "Tous les services vétérinaires de la région de Moscou sont en état d’alerte", a indiqué le médecin vétérinaire en chef de la capitale Valéri Sitnikov, en appelant la population à "ne pas céder à la panique". M. Volkov s’est aussi montré confiant, affirmant que "manger de la volaille ne présentait aucun risque". "Il suffit de la faire cuire à plus de 90 degrés", a-t-il conseillé, certains de ses collègues suggérant "aux ménagères de mettre des gants" pour découper la viande crue. Les autorités estiment qu’une partie au moins des volailles contaminées ont été achetées sur le marché aux oiseaux de Moscou. "La période d’incubation chez les volailles est assez courte. Après la fermeture du marché (samedi), nous pouvons compter quatre jours, et après cela il ne devrait plus y avoir de nouveaux foyers", a estimé M. Vlassov. Il n’a pas exclu toutefois, si des canards ou des oies ont été achetés sur ce marché, que de nouveaux cas apparaissent plus tard, le délai d’incubation étant plus long chez ces volatiles. La provenance des volatiles malades n’a pas encore été déterminée. "Le Parquet mène une enquête laborieuse pour établir comment le virus a pu atteindre Moscou", selon le numéro deux des services vétérinaires moscovites Anatoli Okontchouk. L’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a déclaré avoir offert son aide à la Russie dans l’enquête sur l’origine du virus. "Nous avons confiance dans le savoir-faire des Russes pour gérer la situation, comme ils l’ont fait dans le passé", a déclaré un porte-parole de la FAO, Erwin Northoff, joint par téléphone à Rome. Le Bélarus et l’Azerbaïdjan, deux républiques de l’ex-URSS, ont de leur côté interdit mardi l’importation de volailles en provenance de la région de Moscou.

JEAN-MARIE LE PEN MINIMISE LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE 2001 AUX ÉTATS-UNIS

 

PARIS (Reuters) - Jean-Marie Le Pen estime que l’événement "pour ne pas dire l’incident" des attentats du 11 septembre 2001 à New-York a fait mois de morts qu’en un mois en Irak ou lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

Prié par La Croix, à paraître mercredi, de donner son sentiment sur l’initiative des responsables des grandes religions de dénoncer ces attentats, le président du Front national répond: "c’est une excellente chose. mais elle fait partie de ces pétitions de principe qui ont une influence éphémère."

"Sur le moment, l’événement du 11 septembre, pour ne pas dire l’incident, a conduit un certain nombre de gens à prendre leurs distances pour ne pas tomber sous le coup des accusations qui étaient alors lancées", estime-t-il.

Pour Jean-Marie Le Pen, "3.000 morts, c’est ce qu’il y a en un mois en Irak" et "c’est beaucoup moins que les bombardements de Marseille ou de Dresde à la fin de la Seconde guerre mondiale".

Il estime que ces bombardements "étaient aussi des actes terroristes car ils visaient expressément des populations civiles pour faire capituler des militaires."

A Rennes, Ségolène Royal renvoie Sarkozy et Bayrou dos-à-dos

 

RENNES, Ille-et-Vilaine (Reuters) - Ségolène Royal s’en est prise mardi à ceux qui "cherchent à brouiller les cartes" de la présidentielle, attaquant sans le nommer le candidat de l’UDF, François Bayrou.

Lors de son premier meeting national de campagne à Rennes, la candidate socialiste a également attaqué Nicolas Sarkozy, coupable à ses yeux d’entretenir une "confusion molle" et de vouloir "échapper à son bilan".

"Par le passé, dans la vie politique ceux qui se disent ni de droite ni de gauche n’ont ils pas fini toujours par tomber du même côté?", s’est-elle interrogée face à des milliers de militants bretons.

"Dans cette campagne, ceux qui y ont intérêt cherchent à brouiller les cartes", a-t-elle estimé après la parution de nouveaux sondages montrant une progression du candidat centriste.

Ils veulent faire oublier qu’ils "sont comptable du bilan" et que "localement ils gouvernent pratiquement partout avec la droite", a affirmé la candidate de gauche.

"J’en vois déjà certains qui s’auto-célébrent, qui se congratulent, qui se désignent avant l’heure. Comme si les Français s’étaient déjà prononcés, comme si l’élection se jouait sur la base de quelques pronostics", a-t-elle poursuivi, en faisant allusion au candidat de l’UMP, qui a estimé la semaine dernière commencer à "bien sentir" la campagne présidentielle.

"Laissons-les croire, laissons-les à leur arrogance! Avançons sereinement sur notre chemin. Il est le bon", a-t-elle intimé aux milliers de militants socialistes bretons réunis au Parc des Expositions.

Regonflée par sa prestation de la veille sur TF1, suivie par près de neuf millions de téléspectateurs, Ségolène Royal s’est livrée à une attaque en règle de Nicolas Sarkozy, la plus frontale depuis le début de la campagne.

Le ministre de l’Intérieur "cherche à faire oublier qu’il est le candidat sortant. Il est temps de faire cesser cette confusion molle", a-t-elle affirmé.

"Le bilan du candidat sortant est là", a-t-elle déploré, citant une "croissance plus faible que dans la plupart des pays européens", la dette publique, les déficits cumulés des comptes sociaux et un "déséquilibre historique de la balance commerciale".

Et "sur la sécurité, les chiffres jettent un démenti cinglant", a-t-elle estimé. "Comment venir devant les Français après une telle succession d’échecs (…) Sur un tel bilan, nul candidat ne peut être élu".

"La morale politique, c’est de savoir rendre des comptes sur ses actes. Alors (Nicolas Sarkozy) préfère fuir s’échapper, s’évaporer du gouvernement. Quel terrible paradoxe que celui qui prétend rompre avec une équipe disqualifiée s’accroche jusqu’au bout au gouvernement pour bénéficier pour quelques jours des moyens considérables que lui donne son ministère", a-t-elle accusé, déclenchant les sifflets de la salle.