Présidentielle: Chirac ne donne “aucune information” sur ses intentions dans “Vivement Dimanche”, certifie l’Elysée
PARIS (AP) - Jacques Chirac ne donne "aucune information" sur ses intentions quant à une candidature à la présidentielle, a certifié jeudi l’Elysée, alors que des propos du chef de l’Etat dans l’émission "Vivement Dimanche", qui sera diffusée dimanche sur France-2, peuvent prêter à confusion. Interrogé par l’animateur Michel Drucker, qui consacre une émission au couple Chirac, le chef de l’Etat répondrait selon "Le Monde", dans un entretien enregistré plusieurs jours auparavant: "Je continuerai à servir mon pays comme je l’ai toujours fait". Et d’ajouter: "Il y a une vie après la politique. Il y a une vie jusqu’à la mort". Selon le quotidien, Bernadette Chirac ferait de son côté part de sa tristesse de quitter l’Elysée: "Cette maison me manquera beaucoup, mais je m’adapterai. Il faut bien accepter ce que le destin décide". Des propos corroborés par Michel Drucker sur RTL, avec des nuances. Dans "la dernière partie de l’interview: ‘qu’est-ce que vous allez faire le jour où vous quitterez l’Elysée, que ce soit dans quelques mois ou dans cinq ans?’, il a dit: ‘Je continuerai à servir mon pays comme je l’ai toujours fait. Il y a une vie après la politique, il y a une vie jusqu’à la mort’", a indiqué l’animateur. Mme Chirac "ajoute qu’elle, dans trois mois ou dans cinq ans, regrettera cette maison qu’elle considère un peu comme la sienne", a-t-il précisé. Ces propos ont été interprétés par certains comme l’aveu que le président aurait renoncé à briguer un troisième mandat. Ce que l’Elysée, contacté par l’Associated Press, a démenti. "La question de Michel Drucker au président est une question totalement intemporelle et le président y répond de façon tout à fait intemporelle", a-t-on assuré. "La réponse du président n’apporte de ce fait aucune information quant à la décision qu’il prendra, comme il l’a toujours dit, le moment venu", a ajouté l’Elysée. Le 11 janvier dernier, Jacques Chirac avait indiqué qu’il ferait connaître sa décision "le moment venu", "avec une seule exigence: l’intérêt national". AP

