Une Américaine de 114 ans devient la doyenne du monde

BOSTON (Reuters) - Une femme du Connecticut, fille d’anciens esclaves, est devenue à 114 ans la personne la plus âgée du monde, selon le livre Guinness des records.

Emma Faust Tillman, née le 22 novembre 1892 près de Greensboro (Caroline du Nord), est devenue la doyenne des humains mercredi après le décès d’Emiliano Mercado del Toro, habitant de Porto-Rico, indique le site internet de Guinness.

La longévité est presque banale dans la famille de Tillman. Bien qu’aucun de ses 23 frères et soeurs n’aient atteint son âge, trois soeurs et un frère ont vécu plus de 100 ans, a déclaré jeudi son petit-neveu, John Stewart Jr.

"A 114 ans, elle mène une vie heureuse, honorable et sérieuse", a dit Stewart, qui a 76 ans. "Elle a pour habitude de dire ‘Si vous voulez comprendre la longévité et savoir pourquoi j’ai vécu si longtemps, demandez au bon Dieu’."

Emma Tillman, installée depuis l’âge de 100 ans dans une maison de retraite de Hartford (Connecticut), n’a pas donné d’interview jeudi. "Il y a des jours où elle n’a pas envie de parler", a dit Stewart. "Mais quand on a 114 ans, on peut en faire à sa tête."

La nouvelle doyenne n’a jamais touché à l’alcool ou au tabac et n’a jamais porté de lunettes, a ajouté Stewart.

Selon le comité international pour les plus que centenaires, 86 personnes sont actuellement âgées de 110 ans ou plus dans le monde.

Les intempéries font un mort, 110.000 foyers sans électricité

PARIS (Reuters) - Cent dix mille foyers sont toujours privés d’électricité dans plusieurs régions françaises où d’importantes chutes de neige ont également perturbé les transports, selon le ministère de l’Intérieur qui a réitéré son appel à la prudence.

En Charente-Maritime, une automobiliste de 25 ans est morte dans un accident avec deux poids lourds. Le drame lié aux intempéries s’est produit mercredi soir sur la RN 10 à Montlieu-la-Garde.

Tous les axes autoroutiers fermés depuis mardi ont été progressivement rouverts jeudi et les poids lourds peuvent désormais circuler. Mais les réseaux routiers secondaires, nationales et départementales, sont toujours jugés dangereux en raison du verglas.

Les coupures d’électricité concernent notamment le Limousin (25.000 foyers), la Charente-Maritime et la Gironde (73.000 foyers).

Par ailleurs, en Gironde et dans le Lot et Garonne, 10.000 lignes téléphoniques se sont retrouvées hors service dans la journée.

Depuis le début de l’épisode neigeux, plus de 6.000 sapeurs-pompiers ont été mobilisés en France pour environ 2.000 interventions, selon le ministère de l’Intérieur.

La vigilance "orange" à la neige a été levée partout par Météo France dans le Centre, l’Est et la façade ouest.

Plus de 7 milliards de dollars promis au Liban à Paris

PARIS (Reuters) - Le Liban a récolté plus de 7,6 milliards de dollars de promesses de dons et de prêts lors de la conférence de Paris organisée pour l’aider à sortir la tête du marasme économique dans lequel il se débat depuis la guerre de l’été dernier entre Israël et le Hezbollah.

Au moment même où les contributions affluaient, de nouvelles violences éclataient au Liban entre partisans et opposants au gouvernement de Fouad Siniora, présent à Paris, faisant entre deux et quatre morts selon les sources.

CHIRAC ANNONCE 7,6 MILLIARDS DE DOLLARS D'AIDE POUR LE LIBAN
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L’Arabie saoudite s’est montrée la plus généreuse en s’engageant à hauteur d’1,1 milliard de dollars. La Banque européenne d’investissement a mis sur la table 960 millions d’euros, la Banque mondiale et le Fonds monétaire arabe 700 millions de dollars chacun, et les Etats-Unis 770.

"Je suis ravi du niveau de soutien financier apporté aujourd’hui", a déclaré Fouad Siniora lors de la conférence de presse finale. "Cette conférence a été une expression de foi et de confiance à l’égard du Liban".

Les efforts du Liban pour se relever de la guerre de 1975-1990 ont été anéantis par le conflit armé de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah, qui a duré 34 jours et détruit une bonne partie des infrastructures du pays.

La situation politique s’est détériorée depuis, l’opposition libanaise emmenée par le Hezbollah chiite ne cessant de réclamer la chute du gouvernement Siniora et des élections anticipées.

"Les Libanais ont le droit de vivre en paix. Ils ont le droit de prendre leurs propres décisions pour leur avenir politique en dehors de toute menace de violence et de toute intimidation politique", a déclaré la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice lors du tour de table.

"L’avenir du Liban est important non seulement pour les Libanais mais aussi pour l’avenir de cette région troublée", a-t-elle ajouté plus tard en conférence de presse.

SINIORA APPELLE AU CALME

La somme récoltée jeudi, largement supérieure aux 4,2 milliards glanés lors de la conférence Paris II, fin 2002, servira à financier le programme économique décidé par le gouvernement libanais.

Priorité devrait être donnée à la réduction de la dette, qui dépasse aujourd’hui les 40 milliards de dollars, doit 180% du Produit intérieur brut. Toute une série de réformes sont aussi prévues, parmi lesquelles figurent le relèvement de la TVA et la privatisation du secteur de la téléphonie mobile.

De source française, on a précisé que 730 millions de dollars seraient versés sous forme de dons. Il s’agit pour le reste de prêts et d’aides à des projets de développement ou de reconstruction.

Seul 1,95 milliard sera disponible dès cette année, et 1,2 milliard concerne le secteur privé.

"Malgré l’expérience passée, il est maintenant du devoir des Libanais de démontrer qu’ils peuvent travailler ensemble avec la communauté internationale", a déclaré le prince Saoud al Fayçal à la presse.

Aux yeux de l’opposition libanaise, la conférence de Paris a pour objet non pas d’aider le Liban, mais de soutenir le gouvernement Siniora, que le Hezbollah juge assujetti à l’Occident.

De Paris, le Premier ministre libanais a lancé un appel au calme, invitant ses compatriotes à "s’éloigner de toute tension et de toute escalade".

Le nouveau secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, a appelé lui aussi "toutes les populations du Liban à ne pas avoir recours à la violence mais à choisir la voie d’un dialogue sincère".

Jacques Chirac a dédié cette conférence à l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri assassiné à Beyrouth en février 2005, dont il était proche.

"Dans toutes les épreuves qu’il a traversées, le Liban a toujours su trouver les ressources pour se relever", a-t-il déclaré en concluant la conférence. "Je ne doute pas qu’avec votre aide à tous, il parviendra une fois de plus à nous étonner par la vigueur de sa renaissance".

Au moins trois morts et des dizaines de blessés dans des affrontements à Beyrouth

 

BEYROUTH (AP) - Deux jours après la grève de 24 heures et les manifestations à l’appel de l’opposition, la situation restait très tendue jeudi au Liban, notamment à Beyrouth où des affrontements entre des étudiants favorables au gouvernement de Fouad Siniora et des partisans du Hezbollah ont fait au moins trois morts et des dizaines blessés.

Plusieurs voitures ont été incendiées près de l’université arabe de Beyrouth et une épaisse fumée noire s’élevait du quartier. Des véhicules blindés se sont rendus dans le secteur du campus, où les incidents ont débuté, pour essayer de séparer les fauteurs de troubles. Mais les violences se sont propagées dans les rues voisines.

Au bout de trois heures, la plupart des émeutiers se sont dispersés et l’armée libanaise a décidé d’imposer un couvre-feu dans la capitale dans la nuit de jeudi à vendredi pour lui permettre de rétablir l’ordre. Ce couvre-feu devait prendre effet ce jeudi à 20h30 heure locale (18h GMT) et prendre fin vendredi à 6h (4h GMT).

Des coups de feu étaient pourtant encore entendus à la tombée de la nuit, et un incendie s’est déclaré au deuxième étage d’un bâtiment abritant les locaux d’un petit parti pro-Hezbollah et pro-syrien, près de l’université.

Trois personnes ont été tuées et 169 autres blessées, selon des responsables de la sécurité.

Le chef du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah, est intervenu en direct à la télévision pour appeler les partisans de son parti à "quitter les rues pour permettre à l’armée et à la police libanaises de maintenir l’ordre".

Les affrontements ont commencé quand des étudiants musulmans sunnites, pro-gouvernementaux, ont eu des mots dans la cafétéria de l’université avec des partisans de la milice chiite du Hezbollah, opposée au gouvernement, sur la responsabilité de la grève générale de mardi. Les étudiants des deux bords en sont ensuite venus aux mains et se sont jetés des pierres et d’autres objets les uns sur les autres.

Des sympathisants du Hezbollah ont alors appelé à l’aide. Des habitants d’un quartier voisin s’en sont mêlés, et de nouveaux heurts ont éclaté avec la police. L’armée a été appelée en renfort, épaulée par des véhicules blindés, et des soldats ont utilisé des gaz lacrymogènes et tiré des coups de feu en l’air pour disperser la foule.

Al-Manar, la télévision du Hezbollah, a affirmé que deux de ses partisans avaient été tués. Les responsables de la sécurité n’ont confirmé qu’un seul mort et fait état de 17 blessés. D’autres chaînes de télévision ont annoncé qu’environ 25 personnes avaient été blessées.

Lors de la conférence de presse de clôture de la conférence de "Paris III" en faveur de son pays, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a appelé ses compatriotes au calme. "J’en appelle à tous les Libanais pour qu’ils s’éloignent de toute tension, de toute escalade", a-t-il dit. Les violences ne "servent que nos ennemis".

"Personne ne peut aider un pays si le peuple de ce pays ne peut s’aider lui-même", a-t-il souligné. "J’en appelle à votre sagesse et à la raison".

Ces derniers incidents, à Beyrouth, sont en tous cas révélateurs des difficultés à contenir les violences déclenchées en raison de la lutte de pouvoir entre l’opposition menée par le Hezbollah et le gouvernement de Fouad Siniora, soutenu notamment par les Etats-Unis. Beaucoup de gens craignent que ces violences ne plongent le pays dans une nouvelle guerre civile.

D’autres incidents se sont produits jeudi dans le sud du pays. Un accrochage a opposé des hommes de Jund al-Cham, mouvement islamiste radical soutenu par la Syrie, aux troupes de l’armée qui se déployaient devant le camp de réfugiés palestiniens d’Ein el-Hilweh.

Des militants islamistes ont tiré des mortiers et des grenades sur des militaires libanais. Ces derniers ont répliqué et la fusillade a duré une dizaine de minutes près de ce camp situé à proximité du port de Saïda.

Un soldat et deux civils ont été blessés, alors que plusieurs centaines de résidents ont dû prendre la fuite, selon des responsables de la sécurité. AP

Prototype : Ford Edge HySeries

FORD
 
Ford invente la voiture électrique hybride. L’Edge HySeries combine une pile à combustible avec des batteries classiques.

Le concept présenté utilise de l’hydrogène pour la pile à combustible et des batteries Lithium-Ion de 336 V. Au démarrage, la voiture fonctionne sur l’électricité stockée dans les batteries pendant, environ, 40 km. Le temps pour la pile à combustible de se mettre à température. Dès lors, l’hydrogène sert à alimenter cette pile qui rechargera les batteries. Dans ce cas, l’autonomie est de 200 miles, soit 320 km, avant de refaire le plein des 4,5 kg hydrogène stockés sous pression à 350 bar. Mais, les petits rouleurs profiteront davantage des 40 km de mise en route et peuvent espérer une autonomie totale de 400 miles (640 km) puisque après chaque démarrage, ils roulent pendant 40 km sur l’énergie stockée en batterie.

Ce concept peut rouler jusqu’à 85 mph (136 km/h). L’architecture de la plateforme de cette Ford Edge la rend facilement compatible avec d’autres systèmes d’alimentation. Ainsi, elle peut facilement devenir un hybride classique avec un moteur thermique. Sans que la voiture doive être redesignée.