Une banane géante et volante au-dessus du Texas?

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MONTREAL (AFP) - Un artiste montréalais nourrit le projet quelque peu surréaliste de faire flotter l’an prochain dans le ciel du Texas une banane géante de 300 mètres de long gonflée à l’hélium.

Le projet de l’artiste César Saez vise à construire une sorte de dirigeable en forme de banane qui doit flotter à une altitude de 30 à 50 km au-dessus de la Terre pendant environ un mois.

 

Le lancement est prévu en août 2008 dans la région de Baja, dans le nord du Mexique explique l’artiste sur son site geostationarybananaovertexas.com, en soulignant que "la banane sera clairement identifiable et sera visible de jour et de nuit" dans l’Etat du Texas, au sud des Etats-Unis.

 

La structure doit être construite en bambou et balsa, recouverte de nylon jaune et gonflée à l’hélium. Un système de gyroscopes doit assurer son maintien au-dessus du Texas.

 

Le coût du projet est évalué à un million de dollars par ses promoteurs, qui ont obtenu une petite subvention des autorités canadiennes. Selon le Journal de Montréal, le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada ont octroyé une somme de 65.000 dollars canadiens (55.000 dollars) à l’artiste montréalais d’origine argentine pour son projet.

 

Pourquoi ce projet? "Parce que c’est possible", a répondu l’artiste au quotidien The Globe and Mail. Sur son site, il explique son "concept" en affirmant vouloir "apporter un peu d’humour dans le ciel du Texas". Jugeant son initiative "étrange, insolite et teintée d’humour", il déclare: "c’est un show, une banane dans le ciel c’est une célébration bizarre sur le spectacle, sur l’industrie de la publicité et de l’art à la Warhol".

 

L’artiste fait aussi valoir qu’il n’y a pas d’obstacles juridiques au lancement de cet aéronef en forme de banane car il n’existe, selon lui, aucune loi réglementant la circulation à une telle altitude. Aux Etats-Unis, dit-il, la loi dans les secteurs de l’aviation et de l’aérospatiale ne prévoit aucune mesure de contrôle au-delà de 25.000 mètres d’altitude.

Appel à la grève dans les grands magasins parisiens

PARIS (Reuters) - L’intersyndicale des grands magasins parisiens appelle à une grève mercredi, jour d’ouverture des soldes d’hiver, afin de dénoncer la "dérégulation des temps de travail".

"Après les ouvertures dominicales et des jours fériés, l’opération ‘nuit des soldes’ jeudi organisée par la Chambre de commerce et d’Industrie et la ville de Paris (est) la goutte d’eau qui fait déborder le vase", déclare l’intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa et SAPP dans un communiqué.

Son appel concerne trois grands magasins parisiens : Printemps, Galeries Lafayette et Bon Marché.

Mardi, le ministre des PME, du Commerce et de l’Artisanat, Renaud Dutreil, a fait savoir qu’il se rendrait mercredi à 8h00 (7h00 GMT) aux Galeries Lafayette du boulevard Haussmann (9e arrondissement), pour donner le "coup d’envoi" des soldes.

Il sera accompagné du président du Directoire du groupe, Philippe Houzé, précise un communiqué de son ministère.

"Renaud Dutreil souhaite renforcer l’attractivité des soldes françaises, afin notamment de mieux capter la clientèle européenne et internationale", relève le texte.

Le ministre donnera en outre, jeudi, le coup d’envoi de "la nuit des soldes" et de l’opération "Soldes by Paris" dans le 8e arrondissement, au local de l’association des commerçants de la rue Vignon.

Pour les syndicats, de telles opérations détériorent les conditions de travail "alors que les salariés supportent des salaires parmi les plus bas" et que le pouvoir d’achat des clients "n’est pas proportionnel aux amplitudes d’ouverture".

Mireille Munoz, secrétaire fédérale du syndicat CFDT commerce, a dénoncé lundi sur Europe 1 des "déréglementations à outrance" et des contrats de travail "à temps partiel subi et non choisi" des salariés du commerce.

"Pour travailler, ils (les salariés) devaient choisir entre la peste et le choléra et accepter des horaires ubuesques", a-t-elle déploré.

Elle a promis des manifestations nombreuses de la CFDT mercredi pour informer les salariés et les consommateurs et leur expliquer "qu’on peut faire ces soldes à des horaires corrects".

Le ministre des PME et du Commerce, Renaud Dutreil, a estimé mardi que les soldes d’hiver 2007 seront un bon cru. "J’attends une augmentation de ces soldes entre 2% et 10% par rapport aux soldes de l’hiver précédent", a-t-il déclaré sur Europe 1.

"Les rabais vont être très importants cette année, entre 40% et 80%. Donc, de bonnes affaires sont en perspective". Il a souligné qu’il y avait "beaucoup de stocks".

L’armée américaine revient en Somalie pour attaquer des “cibles d’al-Qaïda”

Par Mustafa HAJI ABDINUR


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MOGADISCIO (AFP) - L’armée américaine a mené des attaques aériennes dans l’extrême sud de la Somalie contre des islamistes soupçonnés de liens avec Al-Qaïda, opérant ainsi un retour musclé dans ce pays chaotique depuis son intervention entre 1992 et 1994 qui s’était soldée par un échec.

Mardi, des hélicoptères ont lancé de nouvelles attaques dans le sud sans que l’on sache s’il s’agissait d’appareils américains ou éthiopiens. Selon un responsable gouvernemental somalien proche du ministère de la Défense, ces hélicoptères seraient américains et auraient visé des positions de combattants islamistes.

 

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"Les hélicoptères qui ont attaqué le bastion des terroristes appartiennent aux Etats-Unis", a-t-il déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat.

Lundi, au cours de sa première intervention militaire directe en Somalie depuis son intervention "Restore Hope" de décembre 1992, Washington a visé au moins deux villages (Badel et Aayo) dans l’extrême sud somalien, ont rapporté des sources concordantes.

 

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Selon le ministre somalien de l’Information, Ali Jama, joint à Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio), ces raids ont fait de "nombreux morts" dont l’identité restait inconnue.

"Beaucoup de gens ont été tués. Beaucoup de cadavres étaient étendus dans la zone, mais nous ne savons pas qui. Mais le raid a été un succès", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Abdirahman Dinari.

 

Le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a justifié l’action américaine.

 

"Les Américains ont le droit de mener des attaques aériennes contre des membres d’Al-Qaïda où qu’ils se trouvent", a affirmé le président au cours d’une conférence de presse.

 

Plus tôt, le porte-parole somalien avait annoncé qu’un "avion américain" avait "mené une attaque contre des cibles d’al-Qaïda dans le sud de la Somalie hier (lundi) après-midi (…). La cible était un petit village, Badel, où les terroristes se cachaient".

 

Selon la chaîne américaine CBS, l’attaque a été menée par un AC 130 -avion lourdement armé de canons et mitrailleuses- du Commandement des opérations spéciales américaines basé à Djibouti, pays frontalier de la Somalie, qui abrite la seule base militaire américaine en Afrique.

 

Selon CBS, l’avion de combat américain a attaqué lundi des membres présumés du réseau terroriste al-Qaïda, notamment un responsable du réseau recherché pour sa participation aux attentats perpétrés en 1998 au Kenya et en Tanzanie et revendiqués par al-Qaïda, qui avaient fait au moins 224 morts.

 

Le Pentagone, contacté par l’AFP, n’a pas souhaité commenter dans un premier temps ces informations.

 

Concernant les attaques de mardi, plusieurs témoins ont confirmé ces nouveaux raids à l’AFP, affirmant qu’ils avaient eu lieu entre 11h00 (08h00 GMT) et 12h00 (09h00 GMT) mais sans pouvoir préciser s’il s’agissait d’hélicoptères américains ou éthiopiens.

 

Interrogées mardi par l’AFP, les autorités éthiopiennes, qui, depuis le début de leur offensive communiquent très peu, ont refusé de commenter ces attaques.

 

A Bruxelles, la Commission européenne a critiqué ces raids qui n’aident pas à améliorer la situation "sur le long terme", selon Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen au Développement, Louis Michel. "Cela confirme que le conflit en Somalie va durer longtemps", a-t-il ajouté.

 

En outre, le président somalien a durci mardi le ton envers les islamistes, excluant "avec insistance une reprise des négociations de paix avec les tribunaux islamiques", dans un interview au quotidien arabe Asharq Al-Awsat.

 

A Nairobi, l’ambassade des Etats-Unis a réitéré mercredi sa mise en garde envers ses ressortissants contre de possibles attentats en Afrique de l’Est perpétrés "par des agents d’al-Qaïda ou d’autres extrémistes".

 

Depuis leur fuite de Mogadiscio le 28 décembre et de Kismayo (sud) le 1er janvier devant l’avancée des forces éthiopiennes et somaliennes, les islamistes sont traqués dans l’extrême sud de la Somalie, près de la frontière kényane fermée.