Samy Naceri placé en détention et jugé vendredi

L’acteur Samy Naceri a été placé en détention jeudi soir et devra comparaître devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence vendredi après-midi pour avoir menacé avec un couteau des employés d’une boîte de nuit aixoise qui lui refusaient l’accès.

Le chef de prévention retenu par le parquet contre l’acteur est "violence avec arme sur trois employés" de la discothèque le Mistral, a précisé le procureur adjoint d’Aix-en-Provence, Pascal Guinot.

L’acteur a été conduit à la maison d’arrêt de Luynes, près d’Aix dans un fourgon escorté par deux voitures de police.

Son avocate, Me Françoise Cotta, s’est refusée à tout commentaire à la sortie du palais de justice, déclarant simplement: "Tout va bien, tout va bien. Rendez-vous demain".

Selon l’avocat du Mistral, Me Lucien Simon, sa consoeur de la défense a l’intention de demander le renvoi du procès pour préparer une ligne de défense. "L’audience ne devrait donc porter que sur le maintien du mandat de dépôt", a-t-il déclaré.

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L'acteur Samy Naceri, le 3 mai 2006 à Paris
L’acteur Samy Naceri, le 3 mai 2006 à Paris

Dans la nuit de mardi à mercredi, l’acteur, âgé de 45 ans, rendu célèbre par son rôle dans la série des "Taxi" mais également habitué des prétoires, a selon plusieurs témoignages menacé à l’aide d’un couteau le physionomiste du Mistral qui lui en refusait l’entrée, l’acteur étant visiblement éméché. "Son taux d’alcoolémie était de 1,37 g par litre de sang", a précisé le parquet.

Lors de la bagarre qui a suivi avec les vigiles de l’établissement, l’acteur est tombé et s’est blessé à la mâchoire. Soigné au Centre hospitalier du pays d’Aix, sous garde policière, il avait été transféré mercredi après-midi au commissariat de la ville.

Me Simon a indiqué que le Mistral et le physionomiste avaient décidé de se constituer parties civiles lors de l’audience de vendredi. Ils envisagent par ailleurs une procédure en citation directe pour injures racistes contre l’acteur qui aurait crié "sale nègre" à l’un des employés du club, selon Me Simon.

Jeudi, dans une affaire similaire, le parquet de Grasse J annoncé sa décision de classer sans suite une plainte contre l’acteur déposée par la direction d’une boîte de nuit cannoise. Il lui était reproché de s’être emporté contre des vigiles qui lui interdisaient l’entrée de l’établissement durant le dernier festival de Cannes, en proférant des insultes dont certaines à caractère raciste.

 

Samy Naceri, prix d’interprétation collectif masculine à Cannes en 2006 pour "Indigènes" de Rachid Bouchareb, a déjà été condamné quatre fois depuis 2000, pour violences, outrages, conduite en état d’ébriété et excès de vitesse.

 

Le 14 décembre, une peine de six mois de prison ferme pour outrages et injures racistes envers des policiers a été prononcée à l’encontre du comédien qui n’a pas fait appel, selon le parquet de Nanterre. Il doit être convoqué ultérieurement par un juge d’application des peines.

En avril, il comparaîtra en correctionnelle à Paris pour avoir frappé un jeune styliste.

Un homme tire plusieurs coups de feu de sa voiture à Paris

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Fourgon de police devant un commissariat
Fourgon de police devant un commissariat

Un automobiliste a tiré à plusieurs reprises depuis son véhicule dans le XVIe arrondissement de Paris vendredi soir sans faire de victime, a-t-on appris de source policière.

La police a été prévenue par des témoins qui ont signalé qu’un homme circulant en voiture avait tiré des coups de feu par la vitre de son véhicule.

Une enquête a été ouverte. L’individu suspect, dont les motivations étaient inconnues, était en fuite.

Vendredi soir, les témoignages étaient recueillis par les policiers, qui n’avaient retrouvé aucun projectile et n’avaient donc pas pu déterminer le type d’arme qui aurait été utilisé, comme un pistolet d’alarme ou à grenailles.

Contrairement aux premières informations, l’homme n’a pas abandonné son véhicule au Trocadéro. Les policiers y recherchaient simplement un vendeur à la sauvette qui avait pris la fuite.

Chirac réaffirme son credo du multilatéralisme et contre la guerre en Irak

Jacques Chirac a réaffirmé vendredi son credo du multilatéralisme et son opposition à la guerre en Irak, en traçant l’action de la France dans un monde de plus en plus instable où le Proche-Orient est devenu "l’épicentre des tensions internationales".

A moins de quatre mois de la fin de son quinquennat, le chef de l’Etat n’a pas fait de propositions nouvelles mais a donné sa "vision du monde" fondée sur le multilatéralisme, la solidarité, la relance de l’Europe, la lutte contre la pauvreté et le réchauffement climatique.

A l’occasion des voeux du corps diplomatique, il a fustigé "les impasses de l’unilatéralisme" comme le "scandale" de l’extrême pauvreté dans le monde, et a défendu un monde multipolaire où l’émergence de nouvelles grandes puissances "marque la fin de la domination séculaire et sans partage de l’Occident sur le reste du monde".

"Dans ce nouveau monde en gestation (…), la France refuse la fatalité de l’affrontement comme la facilité du laisser-faire", a-t-il dit en prônant "un monde réconcilié et rassemblé".

De l’Irak au Liban, en passant par sa campagne en faveur du développement de l’Afrique, l’action de Jacques Chirac sur la scène internationale est jugée comme un des points forts de ses douze ans à l’Elysée.

Il s’est ainsi livré à une critique en règle de l’intervention américaine en Irak, "une aventure" qui a, selon lui, "offert au terrorisme un nouveau champ d’expansion".

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Le président de la République Jacques Chirac s'exprime devant le corps diplomatique, le 5 janvier 2007 à Paris
Le président de la République Jacques Chirac s’exprime devant le corps diplomatique, le 5 janvier 2007 à Paris

M. Chirac avait été en 2003 l’un des plus farouches opposants à la guerre, ce qui lui avait valu en France un record de popularité. Depuis, il avait tu ses critiques afin de ne pas aggraver les tensions avec Washington.

Mais, aujourd’hui, face au chaos et aux violences, le conflit est de plus en plus impopulaire aux Etats-Unis, contraignant le président George W. Bush à présenter une nouvelle stratégie pour ce pays au bord de la guerre civile.

"Comme la France le pressentait et le redoutait, la guerre en Irak a précipité des bouleversements qui n’ont pas fini de dérouler leurs effets", a dit le président pour qui ce conflit "a exarcerbé les clivages entre communautés" et "a fragilisé la stabilité de l’ensemble de la région".

Pour relancer les efforts de paix israélo-palestiniens, il a réitéré sa proposition de conférence internationale sur le Proche-Orient qui "apporterait les garanties" de sécurité demandées par les Israéliens et les Palestiniens afin d’enclencher "une véritable dynamique de la négociation".

Il a estimé que l’Europe devait faire cette proposition au sein du Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie, ONU). Celui-ci pourrait se réunir avant la fin du mois à l’initiative de l’Allemagne qui préside l’Union européenne.

Alors que l’Europe restera comme un des points noirs de sa présidence, avec le fiasco du référendum sur la Constitution en mai 2005, M. Chirac a exprimé sa "conviction" que la poursuite de la construction européenne était "vitale pour la France".

Il a souhaité en particulier que l’Europe se dote d’une politique "active de change", à l’instar des autres grandes puissances mondiales, et qu’elle parvienne à un nouvel accord sur les institutions, d’ici à la fin 2008.

Bush poursuit son remaniement alors que son discours sur l’Irak se profile

Le président George W. Bush, soumis à une forte pression sur l’Irak, a procédé vendredi à un remaniement de hauts responsables de la diplomatie et du renseignement à quelques jours de l’annonce de ses nouveaux choix stratégiques dans ce pays.

Lors d’une courte cérémonie à la Maison Blanche, le président a nommé le super-patron des services du renseignement, John Negroponte, au poste d’adjoint de Condoleezza Rice au département d’Etat, laissé vacant depuis juillet.

"J’ai demandé à John Negroponte d’assurer cette fonction vitale à un moment crucial", a-t-il déclaré, soulignant sa "grande expérience, son jugement sûr et sa connaissance de l’Irak et de la +guerre contre le terrorisme+".

M. Negroponte, qui a passé moins de 20 mois à la tête des services de renseignement, sera remplacé par le vice-amiral à la retraite Michael McConnell, homme du sérail et ancien directeur de l’agence de renseignement électronique (NSA).

Michael McConnell aura la délicate mission de coordonner les seize agences américaines civiles et militaires. Il "me rendra compte directement. Et j’ai confiance dans le fait qu’il me donnera les meilleures informations et analyses que la communauté du renseignement américain peut fournir", a précisé M. Bush, en exprimant l’espoir de voir le Sénat confirmer rapidement les deux nominations.

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Michael McConnell le 5 janvier 2007 à la Maison blanche
Michael McConnell le 5 janvier 2007 à la Maison blanche

Ce remaniement, entamé avec le limogeage du ministre de la Défense Donald Rumsfeld au lendemain de la large victoire démocrate aux élections parlementaires de novembre, prépare le terrain avant le discours du président sur l’Irak.

Mais le fait que ce vent du changement n’atteigne pas le noyau dur des proches — le vice-président Dick Cheney, Condoleezza Rice, le conseiller à la sécurité nationale Stephen Hadley — laisse planer le doute sur l’ampleur du mouvement qui s’annonce.

Le président américain, dont la cote de popularité est au plus bas, doit encore s’entretenir avec plusieurs parlementaires et chefs d’Etat étrangers. Il pourrait annoncer sa nouvelle stratégie mercredi, selon la Maison Blanche.

Auparavant, il devrait annoncer la nomination de l’ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, au poste d’ambassadeur auprès de l’ONU. M. Khalilzad, 55 ans, de confession musulmane et d’origine afghane, remplacera John Bolton, selon un responsable gouvernemental.

M. Khalilzad devrait être remplacé à Bagdad par Ryan Crocker, l’actuel ambassadeur américain au Pakistan.

Parallèlement, M. Bush doit aussi annoncer le remplacement du plus haut responsable militaire américain pour le Proche-Orient, John Abizaid, et du chef des forces américaines en Irak, George Casey, tous deux sceptiques face à l’éventualité d’un renfort de troupes, selon plusieurs médias américains.

Le premier devrait laisser sa place à l’amiral William Fallon, actuellement commandant des forces armées américaines dans le Pacifique, et le second au général David Petraeus, chargé jusqu’à présent de la formation des forces de sécurité irakiennes.

Depuis plusieurs semaines, la presse américaine évoque un renfort de soldats américains en Irak, mais selon le Washington Post vendredi, les conseillers de la Maison Blanche restaient divisés sur la question, ainsi que sur la fiabilité du Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki.

"Une chose est certaine: je vais m’assurer que la mission est claire, et précise, et qu’elle peut être accomplie", avait déclaré M. Bush jeudi, sans évoquer directement un éventuel renfort.

Angleterre: il dérobe l’urinoir d’un pub et l’emporte dans un sac à dos

La police britannique recherche un homme qui a volé un urinoir dans un pub du sud de l’Angleterre et l’a emporté discrètement après l’avoir démonté avec beaucoup de dextérité.

L’inconnu est entré dans le pub Royal Oak à Southampton (sud du pays), a commandé une bière blonde et est ensuite allé aux toilettes où il a passé quelque 40 minutes à détacher l’urinoir du mur. L’homme a ensuite glissé l’urinoir dans son sac à dos et est sorti sans éveiller de soupçons immédiats mais une caméra de surveillance avait filmé son manège et la bande a été remise par les propriétaires du pub, Alan et Suzie Dreja, à la police.

"Il a fait un travail très professionnel. Il a fermé le robinet d’eau et a bouché le tuyau. C’est un tellement bon travail que nos employés ont pensé qu’on l’avait retiré pour réparation et on n’a rien remarqué avant le soir", a dit Suzie Dreja. Le voleur, expert en plomberie, a même effacé ses empreintes digitales des toilettes en partant, a-t-elle ajouté.

La police du Hampshire estime que l’urinoir a pu être utilisé pour des travaux de plomberie à un autre endroit et a indiqué rechercher l’homme filmé sur la vidéo.

Ségolène Royal signe le pacte de Nicolas Hulot pour l’environnement

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Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle, le 16 décembre 2006 à La Défense à Paris
Ségolène Royal, candidate socialiste à l’élection présidentielle, le 16 décembre 2006 à La Défense à Paris

Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a annoncé vendredi qu’elle signait le pacte de Nicolas Hulot et soutenait "sincèrement" les orientations de ce dernier, et a présenté en même temps les mesures qu’elle prendrait dans ce domaine si elle était élue à la tête de l’Etat.

"Je suis heureuse de signer le pacte écologique et de vous proposer des pistes sérieuses autant qu’ambitieuses pour mettre en oeuvre la politique d’excellence environnementale qui sera un des axes structurants de la présidence que j’assumerai, si les Français me donnent leur confiance", écrit la candidate dans une lettre de dix pages à l’écologiste.

Mme Royal répond point par point aux "dix objectifs" et "cinq propositions concrètes" évoqués dans le "pacte écologique".

Elle souscrit notamment à la création d’un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable, qui devrait être selon elle chargé aussi de l’aménagement du territoire.

Elle accepte l’idée d’une taxe carbone "pour anticiper l’augmentation forte du prix des carburants", couplée à des mesures visant à décourager les usages de l’énergie "les moins performants ou les plus polluants".

Mais elle note que cette taxe "risque de favoriser la consommation d’électricité" et estime que "son caractère indifférencié la rend socialement injuste".

Elle suggère plutôt de "mettre en place une politique énergétique ambitieuse" fondée sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, dont la fiscalité serait "un instrument".

Favorable à la "logique de durabilité" des produits, avec plan de réduction des déchets à la source, Mme Royal prône aussi une réorientation des aides agricoles pour favoriser les circuits courts et les producteurs bio, et un développement du rôle des agriculteurs comme "fournisseurs d’énergie".

Elle envisage encore une "taxe à la tonne transportée par la route".

La candidate s’engage à rattraper le retard français en matière de ratification des accords internationaux sur l’environnement.

"Je souhaite que nous puissions continuer à travailler ensemble", "nous devons rassembler nos forces", conclut Mme Royal.

Ski à Adelboden: l’Autrichien Raich en reconquête

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L'Autrichien Benjamin Raich lors la première manche du slalom d'Alta Badia en Italie, le 18 décembre 2006
L’Autrichien Benjamin Raich lors la première manche du slalom d’Alta Badia en Italie, le 18 décembre 2006

L’Autrichien Benjamin Raich aborde samedi et dimanche l’opération reconquête sur l’exigeante piste Chuenisbärgli d’Adelboden (centre), à l’occasion des slalom et slalom géant, ses disciplines de prédilection, de la Coupe du monde masculine de ski alpin.

Seulement 9e au classement provisoire, avec une "misère" de 278 points, à 301 du Norvégien Aksel Lund Svindal, le double champion olympique 2006 n’a plus de temps à perdre s’il veut conserver le grand globe de cristal.

"Evidemment, ce n’est pas devenu facile, mais ce n’est pas non plus impossible. Du moins, si je retrouve le niveau de mes résultats de l’an dernier", souligne le skieur du Pitztal (sud-ouest).

Souvenir, souvenir. C’est justement grâce à une remarquable entame 2006 que le "Blitz du Pitz" avait jeté les bases de son succès au général, inscrivant 260 points en trois courses successives: premier (slalom géant) et troisième (slalom) à Adelboden, puis vainqueur, la semaine suivante, du super-combiné de Wengen.

"C’est exactement le même programme qui est proposé", rappelle à propos Benni Raich, avec le sourire de celui qui s’y connaît. Pour préparer le premier rendez-vous de la nouvelle année, le fiancé de la slalomeuse "gagne-tout" Marlies Schild s’est préparé en slalom géant à Jerzen, tout près de chez lui. Selon son entraîneur Rainer Gstrein, "pas de problème, Benjamin a la même forme que celle qu’il affichait l’an dernier".

"Pas de doute, Benni fait toujours partie des favoris pour le grand globe de cristal", ajoute Hans Pum, directeur d’une équipe d’Autriche qui a retrouvé des couleurs chez les messieurs fin décembre grâce à Michael Walchhofer, vainqueur des deux descentes à Bormio (Italie).

Les ruptures de pente du Chuenisbärgli promettent une lutte de géants samedi entre Svindal, l’Américain Bode Miller et le Suisse Didier Cuche, séparés par 44 points au général, avec l’Italien Massimiliano Blardone, vainqueur à Beaver Creek le 2 décembre, en arbitre.

Impressionnant vainqueur à Adelboden en 2002, Cuche a retrouvé, après une grave blessure, motivation et surtout compétivité en changeant de marque de ski au printemps dernier. Le Neuchâtelois a impressionné ses partenaires de l’équipe suisse mais aussi les Canadiens lors d’entraînements communs sur la piste de l’Ours à Veysonnaz.

Le slalomeur italien Giorgio Rocca, auteur d’une série de cinq victoires consécutives la saison dernière, dont la quatrième étape était justement Adelboden, n’aborde pas la nouvelle année dans les meilleures conditions. Le Lombard de Livigno a déjà dû renoncer à la polyvalence, qu’il voulait tester durablement cette saison, pour ménager son genou droit.

Entre les piquets serrés, on attend toujours la résurrection de Miller, qui avait fait une démonstration en 2002 à Adelboden, reléguant ses suivants à deux secondes. La Chuenisbärgli, si elle peut permettre au fantasque champion américain de retrouver des ailes, devrait une fois de plus exalter les qualités techniques du Finlandais Kalle Palander, régulièrement dans les cinq premiers.

"Mais les prétendants (au podium) sont nombreux", rappelle le Finnois. Les trois slaloms géants et les trois slaloms disputés depuis le début de la saison ont en effet couronné six athlètes différents.

Programme de l’étape d’Adelboden, comptant pour la Coupe du monde messieurs de ski alpin.

. Samedi:
Slalom géant:
1re manche: 09h30 GMT
Seconde manche:12h30 GMT
. Dimanche:
Slalom:
1re manche: 09h30 GMT
Seconde manche: 12h30 GMT

Ski: géant et slalom féminin à Kranjska Gora en Slovénie

KRANJSKA GORA (AFP)

© AFP
L'Autrichienne Marlies Schild, lors de la première manche du slalom de Zagreb en Croatie, le 4 janvier 2007
L’Autrichienne Marlies Schild, lors de la première manche du slalom de Zagreb en Croatie, le 4 janvier 2007

L’Autrichienne Marlies Schild, reine de l’hiver avec ses quatre succès en cinq slaloms de Coupe du monde, peut prendre une option sérieuse sur le globe de cristal de la spécialité dimanche à Kranjska Gora, qui récupère le géant (samedi) et le slalom déplacés de Maribor.

La donne est simple pour Schild: elle compte 203 points d’avance sur sa compatriote Kathrin Zettel au classement de la Coupe du monde de slalom et il ne reste que quatre épreuves au programme.

Du coup, une 5e victoire (soit 100 points) en slalom dimanche lui assurerait au minimum 223 points d’avance avant les trois derniers slaloms. En effet, dans ce cas, Zettel ne fera pas mieux que 2e et marquera au maximum 80 points.

Par la suite, sauf blessure, un tel matelas sera bien difficile à perdre en seulement trois courses pour l’insatiable autrichienne qui évolue loin, très loin devant ses rivales, avec son ski puissant mais coulé et un mental à toute épreuve qu’elle travaille depuis des années avec un préparateur.

Mais plus que le petit globe de slalom, qui paraît déjà être sa propriété, c’est sur le gros globe de cristal que la skieuse de Salzbourg, âgée de 25 ans, peut désormais lorgner, même si elle s’en défend encore timidement.

Schild, qui se débrouille en vitesse (elle a ainsi gagné le super-combiné de Reiteralm cette saison après avoir fini 6e du super-G et… gagné la manche de slalom), mène ce classement général, qui couronnera la "miss monde" en fin d’hiver, devant ses compatriotes Nicole Hosp et Zettel.

Troisième au géant de Semmering fin décembre, elle peut nourrir de sérieux espoirs pour Kranjska Gora, une piste habituellement dévolue au ski alpin masculin (la dernière épreuve dames en date remonte à 1991) et qu’aucune fille, à part peut-être les Slovènes, ne connaît.

Une bonne prestation de la petite amie de Benjamin Raich samedi, assortie de son habituelle démonstration en slalom dimanche, mettrait clairement la meilleure slalomeuse autrichienne de l’histoire (10 victoires, deux de plus que Roswitha Steiner) en position de convoiter le gros globe, cinq ans après Michaela Dorfmeister, sa dernière compatriote à l’avoir emporté au général.

Côté Français, l’objectif est double. Samedi, il s’agit de conforter la bonne impression laissée par le géant de Semmering, avec quatre filles dans les points sur quatre engagées, et la belle 8e place d’Ingrid Jacquemod.

Dimanche, par contre, il faudra effacer le mauvais souvenir du slalom de Zagreb, où malgré une surprise signée Sandrine Aubert (13e), Florine de Leymarie (19e) et Vanessa Vidal (22e) ont échoué tandis qu’Anne-Sophie Barthet et Aurélie Santon ne se qualifiaient pas en seconde manche.

Programme de l’étape de Kranjska Gora (en heures GMT)

. Samedi: slalom géant
(08H30) première manche
(11H30) seconde manche
. Dimanche: slalom
(08H30) première manche
(11H30) seconde manche

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Procès à La Haye: les avocats de Charles Taylor menacent de se retirer

Les avocats de Charles Taylor, qui dénoncent le manque de temps et de moyens dont ils disposent, ont menacé vendredi de renoncer à défendre l’ancien président libérien, dont le procès doit débuter début avril à La Haye devant le Tribunal spécial pour la Sierra-Léone (TSSL).

 

"Les avocats (de Charles Taylor) estiment que le temps et les ressources (financières) qu’on leur accorde est tellement inadapté (…) que cela rend l’éventualité d’un procès équitable impossible", affirme un communiqué de la famille de l’ex-président et chef de guerre, transmis à l’AFP.

Dans ce texte, les avocats Me Francis Galawolo (Libérien) et Karim Ahmad Kahn (Britannique) "menacent de se retirer si la situation ne change pas".

Selon le document, l’accusation bénéficierait lors du procès de cinq procureurs, alors que la défense n’aurait que deux avocats ne disposant pas de locaux pour travailler à Monrovia et à la Haye (Pays-Bas).

Charles Taylor est poursuivi par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Pour des raisons de sécurité, son procès a été dépaysé dans les locaux de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

La famille de Charles Taylor a également accusé dans le communiqué le tribunal de ne pas accorder à l’ancien chef de guerre le droit à une défense équitable en filmant ses entretiens avec ses avocats.

La présence de caméras de surveillance lors de ses rencontres avec ses avocats "a compromis la capacité de M. Taylor à donner des instructions et à discuter librement avec ses avocats et d’autres personnes", indique le document.

Le communiqué conclut en assurant que Charles Taylor est en bonne santé et qu’il passe la plupart de son temps à lire la Bible dans sa cellule.

Charles Taylor fut l’un des chefs de guerre les plus redoutés d’Afrique de l’ouest. Il est accusé d’être l’un des instigateurs des guerres civiles qui ont fait environ 400.000 morts en Sierra Leone et au Liberia entre 1989 et 2003.

Il est poursuivi pour 11 chefs de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et violations du droit humanitaire international, en particulier pour avoir aidé des groupes rebelles qui ont assassiné, mis en esclavage et mutilé des civils en Sierra Leone, pays voisin du Liberia.

Il plaide non coupable.