Silvio Berlusconi s’excuse publiquement auprès de son épouse

 

ROME (AP) - L’ancien chef de gouvernement italien Silvio Berlusconi s’est publiquement excusé mercredi auprès de son épouse Veronica Lario, après avoir proposé, sur le ton de la plaisanterie galante, le mariage à une autre femme.

Veronica Lario, pourtant réputée pour sa discrétion, était sortie de sa réserve pour exiger de telles excuses.

"Pardonne moi, je t’en prie", écrit l’ancien président du Conseil âgé de 70 ans, dans une lettre rendue publique par son parti, Forza Italia. "Et considère ce témoignage public de mon orgueil qui cède à ta colère comme un acte d’amour. Un parmi tant d’autres".

"Ta dignité n’a rien à voir avec çela, j’y tiens comme à un bien précieux dans mon coeur, même quand je fais des plaisanteries irréflechies. Crois moi, je n’ai jamais proposé le mariage à d’autre que toi", ajoute-t-il.

Dans une lettre ouverte publiée mercredi par "La Repubblica" -quotidien de gauche ouvertement opposé à Berlusconi-, son épouse avait exprimé son vif mécontentement, estimant qu’il avait bafoué sa dignité de femme.

Veronica Lario, ancienne actrice âgée de 50 ans, deuxième épouse de Berlusconi et mère de trois de ses enfants, réagissait ainsi à des déclarations faites par son mari à la fin d’une soirée de gala diffusée par l’une des chaînes de télévision de "Sua Emittenza".

"Si je n’étais pas déjà marié, je vous épouserais tout de suite", avait-il alors lancé à une femme. "Avec vous, j’irais n’importe où", assurait-il à une autre, selon ses propos largement relayés par la presse italienne.

"Ce sont des déclarations que j’interprète comme blessant ma dignité (…) A mon mari et à l’homme public, je demande donc des excuses publiques, car je n’en ai pas reçu en privé", a écrit Veronica Lario, 50 ans, qui mettait un point d’honneur à rester dans l’ombre de son époux depuis leur mariage en 1990.

VISION RACIALE DE NICOLAS SARKOZY

PARIS (AFP) - Le footballeur Lilian Thuram a estimé que Nicolas Sarkozy avait une vision "raciale" des choses et des gens, dans un entretien diffusé mercredi par la radio France Culture.

Evoquant son entretien de l’automne 2005 avec le ministre de l’Intérieur, juste après la crise des banlieues, Lilian Thuram raconte: "Il me dit, vous savez, c’est les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues. Et moi je lui dis: non, ce ne sont pas les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues, ceux qui créent des problèmes dans les banlieues, ça s’appelle des délinquants".

 

"C’est à dire qu’il a une vision raciale des choses et des gens", poursuit l’international français, qui avait vivement critiqué à l’époque certains propos de M. Sarkozy, notamment l’expression "racaille" pour parler des délinquants des banlieues.

 

"Il m’a dit par exemple qu’il avait été le premier à nommer un préfet musulman", poursuit Thuram: "Ca veut dire qu’il juge les gens par leur religion (…) Maintenant je comprends mieux ses discours sur le communautarisme et tout ça, pourquoi il pense ça".

 

Lilian Thuram a dîné lundi soir avec la candidate du PS Ségolène Royal.

un complot terroriste déjoué à Birmingham

BIRMINGHAM (Royaume-Uni), 31 jan 2007 (AFP) - La police a déjoué mercredi à Birmingham (centre de l’Angleterre) un complot terroriste présumé, qui selon des sources sécuritaires devait mener à l’enlèvement d’un soldat britannique musulman, à sa décapitation et à la diffusion de sa mise à mort sur internet.

Ces personnes prévoyaient de reproduire le modèle des enlèvements d’étrangers en Irak, ont indiqué des sources des services de sécurité.

 

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La cible, qui a été identifiée et placée sous protection, devait être torturée, puis décapitée après avoir supplié pour qu’on la garde en vie, selon ces sources. Sa mise à mort devait être filmée et diffusée sur internet.

Un soldat musulman de l’armée britannique, âgé d’une vingtaine d’années et ayant servi en Afghanistan, était cette cible, selon les mêmes sources.

 

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L’opération, déjouée après près de six mois d’enquête, était "imminente", a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.

"Cela devait être une décapitation et une vidéo devait être placée sur internet", a-t-elle expliqué.

 

L’opération menée à Birmingham a été qualifiée de "majeure" par le ministère de l’Intérieur.

 

Elle "n’est d’aucune façon terminée. Nous ne sommes qu’au début d’une enquête absolument majeure", a également souligné le commissaire adjoint de la police des West Midlands David Shaw.

 

"C’est un long processus, qui prendra des jours, si ce n’est des semaines", a-t-il précisé, sans donner de détail sur les causes de ces arrestations ou l’identité des suspects.

 

La police a simplement indiqué que les personnes détenues étaient suspectées "d’avoir ordonné, préparé ou organisé des actes de terrorisme".

 

Les huit suspects arrêtés à l’aube l’ont été dans huit maisons distinctes. Quatre commerces ont également été bouclés et fouillés, selon la police.

 

Il s’agirait notamment d’une librairie musulmane et d’un cybercafé à Sparkhill, les deux autres commerces étant situés à Alum Rock.

 

La population de ces quartiers est majoritairement originaire d’Asie, en particulier du Pakistan.

 

Ansar Ali Khan, conseiller municipal travailliste de Birmingham, a indiqué à l’AFP que les suspects étaient britanniques d’origine pakistanaise.

 

M. Ali Khan a parlé au père de l’un d’eux. "Il est sous le choc que son fils ait été arrêté", a-t-il déclaré. "Il a servi la communauté pendant 30 ans et est fier d’être britannique. Il ne peut pas imaginer que son fils ait un quelconque lien avec cette sorte d’activité".

 

Le niveau d’alerte terroriste est actuellement qualifié par les services de renseignement intérieurs britanniques (MI5) de "grave", le deuxième sur une échelle de cinq, indiquant qu’un attentat est "très probable".

 

Le MI5, impliqué dans l’opération de mercredi, avait révélé en novembre avoir eu connaissance de près de 30 complots depuis les attentats du 7 juillet 2005 et en avoir déjoué "cinq très importants".

 

L’affaire de Birmingham rappelle aux Britanniques le douloureux souvenir de l’enlèvement en septembre 2004 à Bagdad de Kenneth Bigley, 62 ans. Son exécution par décapitation, trois semaines plus tard, avait été filmée.

 

L’enlèvement d’étrangers est souvent utilisé en Irak pour faire pression sur les gouvernements soutenant la coalition afin qu’ils retirent leurs troupes.

 

Le Royaume-Uni est le plus fidèle soutien des Etats-Unis en Irak depuis l’invasion en mars 2003.

CUBA APRES FIDELE

LA HAVANE (Reuters) - Six mois après que Fidel Castro a délégué "à titre provisoire" ses pouvoirs à son frère Raul, des signes timides d’ouverture se font jour à Cuba.

Depuis octobre, les médias, contrôlés par l’Etat, diffusent des articles concernant des détournements et des vols au sein d’entreprises publiques et d’autres déficiences de l’économie cubaine dont la mention était naguère impensable.

Dans des déclarations publiques inhabituelles, des intellectuels cubains ont dénoncé pour leur part la réapparition des censeurs responsables il y a trente ans des listes noires d’écrivains et d’homosexuels.

Le gouvernement a reconnu avoir commis une erreur et autorisé quelque 400 écrivains et artistes à participer mardi à une réunion sans précédent consacrée aux purges culturelles des années 1970.

Ce nouveau climat survient sur fond de profonde incertitude sur l’avenir de Cuba.

Fidel Castro, le dernier des acteurs majeurs de la Guerre froide encore au pouvoir, est absent depuis six mois des suites "d’une crise intestinale violente accompagnée de saignements continus, qui [l’] a contraint à subir une opération chirurgicale compliquée".

Depuis ce communiqué officiel du 31 juillet, dans lequel il organisait la délégation de ses pouvoirs, les rumeurs vont bon train sur l’état de santé véritable du chef de file de la révolution cubaine, qui est âgé de 80 ans.

Le pouvoir cubain insiste. Fidel se remet lentement mais reprendra les rênes d’une nation qu’il a conduite sans interruption depuis la révolution de 1959.

Mardi soir, la télévision cubaine a diffusé un nouvel enregistrement vidéo où on le voit s’entretenant avec son allié vénézuélien, Hugo Chavez. Il est encore frêle mais semble avoir repris des forces par rapport aux précédentes images diffusées par le pouvoir, en octobre.

De nombreux Cubains doutent cependant qu’ils reverront un jour Fidel Castro dans son uniforme militaire, à la tribune, lancé dans un discours marathon.

UN POUVOIR PLUS COLLECTIF ?

Son frère Raul, de cinq ans son cadet, assure l’intérim. Naguère considéré comme un communiste radical, celui qui s’était élevé avec virulence en 1996 contre une "glasnost" à la cubaine semble aujourd’hui pencher en faveur d’une "version tropicale" du modèle chinois d’ouverture économique, sans ouverture parallèle sur les droits individuels ou les libertés politiques.

Pour les spécialistes du régime, Raul, s’il n’a pas le charisme de son frère, tient fermement le pouvoir et gouverne sur un mode très différent, partageant les responsabilités et déléguant à d’autres dirigeants la représentation de Cuba lors de manifestations internationales.

Quand Fidel monopolisait l’espace public, Raul apparaît rarement en public; ses prises de parole sont encore plus rares.

"Le pouvoir est devenu plus collectif. Il n’est plus centré sur une seule personne. Cuba est géré de façon plus rationnelle, avec moins d’agitation politique", note Oscar Espinosa Chepe, écrivain et économiste dissident.

"Ce qu’il y a de bien avec Raul, c’est qu’il a une capacité d’écoute", relève sous le couvert de l’anonymat un autre économiste cubain qui souligne que le dirigeant intérimaire a commandé des études sur les moyens de relancer l’économie ou d’accroître la production alimentaire sans exclure la propriété privée des outils de production.

Raul a surpris les Cubains en les incitant à plus de discussions sur les politiques du gouvernement et en appelant à une gestion plus transparente de l’Etat. Le pays, a-t-il dit, est fatigué des excuses et des retards, par exemple dans le paiement des agriculteurs indépendants qui fournissent 60% de sa production.

"Raul s’est attaché à abandonner la quête de boucs émissaires que pratiquait Fidel. Au contraire, il admet que les problèmes de la révolution sont sérieux et d’origine interne", estime Brian Latell, ancien analyste de la CIA et auteur d’"After Fidel", un ouvrage consacré à la succession du leader cubain.

"Chaque jour, davantage d’intellectuels prennent la parole et à Cuba c’est une nouveauté", dit Espinosa Chepe. Mais, ajoute le dissident, les réformes économiques voulues par la plupart des Cubains sont trop lentes à venir - le salaire moyen est de 17 dollars. "Pour le moment, Cuba est stable mais il y a un fort mécontentement dans les rues."

L’Indien Tata rachète le groupe sidérurgique européen Corus pour 11,3 milliards de dollars

 

NEW DELHI (AP) - C’est la plus grosse acquisition réalisée à l’étranger par une société indienne: le conglomérat Tata, côté à Bombay, a racheté mercredi le groupe sidérurgique anglo-néerlandais Corus pour 5,8 milliards de livres sterling (11,3 milliards de dollars, 8,7 milliards d’euros).

Pour ce rachat présenté comme "stratégique", le groupe indien a réussi à écarter l’aciériste brésilien CSN avec une offre à 6,08 livres en liquide pour chaque action Corus, contre 6,05 pour son rival, soit cinq pence de mieux. Ce prix se situe dans le haut de la fourchette des prévisions des analystes.

Cette transaction s’est déroulée dans le cadre d’un processus d’enchères mené par l’autorité financière britannique, le Takeover Panel. La mise en vente a débuté mardi en fin d’après-midi et a duré plusieurs heures avant que le Takeover Panel n’annonce le vainqueur tôt mercredi matin.

L’acquisition de Corus par Tata va donner naissance au numéro cinq mondial de la sidérurgie en terme de production. Le conseil d’administration de Corus doit à présent se réunir et décider du calendrier de l’opération, selon une source proche du dossier.

La bataille pour la prise de contrôle de Corus avait débuté le 20 octobre 2006, lorsque Tata et Corus ont annoncé un accord d’acquisition. Le groupe indien proposait alors 455 pence par action. Il avait ensuite relevé son offre le 10 décembre à 500 pence par action et avait été supplanté par CSN, qui proposait 515 pence.

"C’est une acquisition stratégique formidable", s’est félicité Ratan Tata, président du groupe Tata. "Je crois qu’il s’agit d’une première étape montrant que l’industrie indienne peut se développer au-delà des rivages de l’Inde, sur un marché international, et se présenter comme un acteur mondial."

Toutefois, pour de nombreux analystes, le groupe Tata Steel, filiale sidérurgique du conglomérat Tata Group, a présenté une offre si élevée qu’elle pourrait entraîner des risques financiers pour la nouvelle entité fusionnée. D’ailleurs, l’action Tata a plongé de 10,7% à 463,95 roupies mercredi lors des cotations à la bourse de Bombay. AP

Mondial de hand: France-Croatie et Espagne-Allemagne en quarts de finale

COLOGNE (AFP) - A écrin royal, tableau royal, les 19.000 spectateurs attendus mardi dans la Kölnarena de Cologne vont assister aux affiches Espagne-Allemagne puis France-Croatie en quarts de finale du Mondial-2007 de handball, un tableau qui aurait pu être celui des demi-finales.

Le malheur des favoris fait le bonheur des challengers, tous réunis à Hambourg pour les deux autres quarts de finale opposant la Pologne à la Russie puis l’Islande au Danemark.

Si l’Espagne, championne du monde en titre, la Croatie, championne olympique et vice-championne du monde en titre, la France, championne d’Europe en titre, et l’Allemagne, vice-championne olympique et pays organisateur, étaient attendues à ce stade, peu s’attendaient à les voir s’entretuer dès les quarts.

La Croatie, seule équipe invaincue depuis le début du Mondial, est peut-être celle qui a fait la plus mauvaise affaire en héritant des champions d’Europe français, qui l’avait battue en demi-finale de l’Euro-2006.

Après une contre-performance face à l’Islande et une deuxième défaite, moins déshonorante, concédée à l’Allemagne, les Français se sont retrouvés à la dernière place qualificative de leur groupe à l’issue du deuxième tour, synonyme de confrontation avec les leaders du second groupe du tour principal, c’est-à-dire les Croates.

Peut-être surpris, les champions olympiques n’en affichent pas moins leur confiance avant ce match-clé, à l’image du pivot Igor Vori qui rappelle que la Croatie est venue en Allemagne "pour remporter la médaille d’or".

--AFP/Juergen Schwarz

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"Les Français n’ont pas montré un très bon jeu jusqu’à présent. Ils ont perdu deux fois. Nous sommes les favoris de cette rencontre", a affirmé dans la presse croate son coéquipier le gardien Mirko Alilovic.

"Contre la Croatie, c’est une revanche permanente, estime pour sa part le sélectionneur français Claude Onesta. Il y a deux ans, ce sont eux qui nous avaient battus (en demi-finale du Mondial-2005). De toute manière, quand on veut aller au bout, on rencontre ces équipes-là à un moment où un autre. Je ne pense pas qu’ils soient ravis de nous jouer en quarts de finale non plus".

Déchaînée depuis le début du tour principal, l’Allemagne a pansé ses plaies d’avant-Mondial, une période où les blessures en cascade et les mauvais résultats en préparation ne présageaient rien de bon à la Mannschaft d’Heiner Brand.

Ils s’offrent le luxe de défier les Espagnols pour une réédition d’un quart de finale historique qui avait opposé ces deux sélections aux jeux Olympiques d’Athènes. Au bout du suspense, du beau jeu et des tirs au but, l’Allemagne s’était finalement imposée. Elle allait se hisser jusqu’en finale où elle s’inclinait devant la Croatie.

"L’Allemagne est une équipe qui a progressé tout au long du tournoi, qui s’est améliorée chaque jour, avec une défense agressive, rapide en contre-attaque et qui en plus joue à domicile", a commenté l’entraîneur espagnol Juan Carlos Pastor.

Tandis que les projecteurs seront braqués sur Cologne, Hambourg va vibrer au rythme des matches entre challengers.

Des quart de finalistes pas tout à fait inconnus pour avoir tous foulé ou approché de très près les podiums internationaux (comme le Danemark, médaillé de bronze des trois derniers Euros ou la Russie, médaille de bronze des JO-2004 et ancienne gloire du handball masculin), mais qui ne s’attendaient certainement pas à voir s’ouvrir devant eux une voie aussi royale vers les demi-finales.

Le réchauffement synonyme de famine pour 200 à 600 millions d’habitants

SYDNEY (AFP) - Entre 200 et 600 millions de personnes supplémentaires souffriront de famine et entre 1,1 et 3,2 milliards d’habitants manqueront d’eau d’ici 2080 en raison du réchauffement climatique, indique une étude du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Sept millions d’habitations pourraient être inondées et la Grande Barrière de corail, plus grand organisme vivant au monde, pourrait complètement disparaître d’ici quelques décennies, écrivent les experts, selon des extraits du rapport publiés mardi dans le quotidien The Age.

 

L’étude doit être publiée dans les mois à venir, venant complèter le quatrième rapport du Giec qu’il rendra public vendredi lors de sa réunion à Paris. Le Groupe concentre l’expertise optimale sur le réchauffement climatique sous l’égide des Nations unies.

 

La température du globe s’est déjà accrue de 0,7 à 0,8 degré depuis 1900. Si l’augmentation atteint deux à trois degrés, toujours par rapport à leur niveau de 1900, c’est jusqu’au système forestier de l’ensemble de l’Amazone qui est menacé.

 

Les "Alpes australiennes" (sud-est), un système fragile en raison du manque d’eau chronique dont souffre le pays-continent, seraient quant à elle "complètement perdues".

 

Pour la planète, il s’agit d’une "perte de biodiversité énorme", souligne le rapport.

 

Le coût humain et économique est lui aussi très lourd, en particulier dans les pays les plus pauvres, comme en Afrique, et dans les régions situées à fleur d’eau, comme le Bangladesh et les îles du Pacifique, avertit l’étude.

 

Pour la Grande Barrière de corail, site classé au patrimoine mondial, cela signifie une disparition pure et simple. Le blanchiment du corail, qui touche déjà la Grande Barrière à certains endroits, se répétera tous les ans à partir de 2030, estime l’étude.

 

La Grande Barrière, site classé au patrimoine mondial, s’étend sur plus de 345.000 km2 au large de la côte nord-est de l’Australie.

 

Le blanchiment corallien se produit lorsque les organismes vivants qui donnent aux coraux leurs couleurs meurent, ne laissant subsister que le squelette calcaire du corail. Il est provoqué par une hausse des températures de l’eau ainsi que des pluies acides.

Une Américaine de 114 ans devient la doyenne du monde

BOSTON (Reuters) - Une femme du Connecticut, fille d’anciens esclaves, est devenue à 114 ans la personne la plus âgée du monde, selon le livre Guinness des records.

Emma Faust Tillman, née le 22 novembre 1892 près de Greensboro (Caroline du Nord), est devenue la doyenne des humains mercredi après le décès d’Emiliano Mercado del Toro, habitant de Porto-Rico, indique le site internet de Guinness.

La longévité est presque banale dans la famille de Tillman. Bien qu’aucun de ses 23 frères et soeurs n’aient atteint son âge, trois soeurs et un frère ont vécu plus de 100 ans, a déclaré jeudi son petit-neveu, John Stewart Jr.

"A 114 ans, elle mène une vie heureuse, honorable et sérieuse", a dit Stewart, qui a 76 ans. "Elle a pour habitude de dire ‘Si vous voulez comprendre la longévité et savoir pourquoi j’ai vécu si longtemps, demandez au bon Dieu’."

Emma Tillman, installée depuis l’âge de 100 ans dans une maison de retraite de Hartford (Connecticut), n’a pas donné d’interview jeudi. "Il y a des jours où elle n’a pas envie de parler", a dit Stewart. "Mais quand on a 114 ans, on peut en faire à sa tête."

La nouvelle doyenne n’a jamais touché à l’alcool ou au tabac et n’a jamais porté de lunettes, a ajouté Stewart.

Selon le comité international pour les plus que centenaires, 86 personnes sont actuellement âgées de 110 ans ou plus dans le monde.

Les intempéries font un mort, 110.000 foyers sans électricité

PARIS (Reuters) - Cent dix mille foyers sont toujours privés d’électricité dans plusieurs régions françaises où d’importantes chutes de neige ont également perturbé les transports, selon le ministère de l’Intérieur qui a réitéré son appel à la prudence.

En Charente-Maritime, une automobiliste de 25 ans est morte dans un accident avec deux poids lourds. Le drame lié aux intempéries s’est produit mercredi soir sur la RN 10 à Montlieu-la-Garde.

Tous les axes autoroutiers fermés depuis mardi ont été progressivement rouverts jeudi et les poids lourds peuvent désormais circuler. Mais les réseaux routiers secondaires, nationales et départementales, sont toujours jugés dangereux en raison du verglas.

Les coupures d’électricité concernent notamment le Limousin (25.000 foyers), la Charente-Maritime et la Gironde (73.000 foyers).

Par ailleurs, en Gironde et dans le Lot et Garonne, 10.000 lignes téléphoniques se sont retrouvées hors service dans la journée.

Depuis le début de l’épisode neigeux, plus de 6.000 sapeurs-pompiers ont été mobilisés en France pour environ 2.000 interventions, selon le ministère de l’Intérieur.

La vigilance "orange" à la neige a été levée partout par Météo France dans le Centre, l’Est et la façade ouest.